ACTE IV, SCÈNE VII
MADAME SINCLAIR
Rompons cet entrelien, mon neveu. Il me livre nécessairement à de longues et importantes réflexions.
VERNISSAC.
Ahî de grâce, hâtez-vous.
MADAME SINCLAIR
En effet, je n'ai pas de temps à perdre. Ne nous attendrissons pas. Tout ce qui vient de se passer ne doit nous porter qu'à la gaieté. Vernissac, je garde votre lettre comme un monument de votre bon cœur envers mes autres parents.
VERNISSAC) lui baisant la main.
Ah ! ma tante*
MADAME SINCLAIR
Ah 1 flatteur I
BGÈNE VIL VERNISSAGj madame SINCLAIR, LOUISE^ ROSE;
ROSE
Voici mademoiselle Louise. Je n'ai pas eu de peiné à faire ma commission. Madame Saint-Laurent appelait déjà sa femme de chambre pour nous envoyer sa fiUei
LOUISE
Jen'ofte avancer...;
MADAME SINCLAlk.
Approche^ mon enfant; Ne crains rien;
iouiôE.
Ma bonne tante n'est donc plus en colère ?
MADAME SINCLAIR
Pardoiiuez-moi. Je n'aime pas qu'on me résiste.
LOUISE
Ma mère m'envoie exprès auprès de vous pour essayer de vous apaiser. Je vous en supplie, tâchez de revoir mon père et ma mère sans courroux, avec amitié.
VERNISSAG.
Je me joins à ma petite-cousine. C'est une chose si belle, c'est une chose si rare que le bon accord dans les familles.
LOUISE
C'est pour moi que vous vous êtes emportée. Ne songez point à moi. J'aurais le plus grand amour pour ce jeune Dorigny, ce qui n'est pas, j'aurais le courage de le surmonter ; j'aurais la plus forte répugnance pour mon cousin Anatole, j'aurais le courage de l'épouser pour plaire à mes parents ; je me croirai encore heureuse si je suis la seule à plaindre dans la famille.