‹ ThéâtreChapitre 136 sur 335 · SCENE V. 18S I · texte numérisé non relu

SCENE V. 18S I

chose que vous cachez à votre mère et à moi. Il est impossible que dçs gens que j'estime, et qui sans vanité ont besoin de moi, se soient décidés contre vous sans motifs.

EUGÈNE

Vous n'avez jamais eu à vous plaindre de ma conduite.

MUSABD.

Je n'ai jamais eu à, me plaindre.... quand il n'y aurait que cette demande que vous m'avez faite de vous marier à celle petite Sophie, la fille de M. Lérond.

EUGÈNE

Que pouvez-vous reprocher à la fille de M. Lerond, votre voisin, votre compatriote, et, comme vous, à la tête d'une maison en crédit ?

MUSARD

A la fille ? rien. Elle est jolie, elle chante avec goût, elle danse avec grâce; et moi qui adore la musique....

un excellent cœur un esprit naturel mais son

pèrel son père.... On nous a déjà réconciliés plusieurs fois, mais il y a quarante-cinq ans que je lui en veux ; dès le collège, en affaires d'intérêt, en affaires d'amourpropre, en affaires d'amour... (pendant ce couplet, madame Musard, impatientée, a été chercher la tabatière de son mari, et la lui remet,

en le pressant de sortir.) Pardon, madame Musard, mais c'est la vérité, et avant de vous connaître il m'était bien permis.... Enfin j'ai toujours trouvé ce diable d'homme sur mon chemin. C'est un intrigant qui m'a soufflé tout ce que je voulais avoir.

EUGÈNE

Mais, mon père....

MADAME MUSARD

Mais, mon fils, si vous contrariez votre père, il n'en finira pas ; vous parlerez de M. Lerond et de sa fille à son retour.

MUSAHD.

Ohl non pas, c'est mutile : tout est dit sur ce sujet, je vous en réponds.

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