MADAME MUSARD, JOSEPH, MUSARD
JOSEPH
Me voilà, monsieur,
MUSARD
Je vous trouve bien hardi, monsieur, d'oser fouiller dans mes poches!
JOSEPH
Ehl jiiais, monsieur, c'est madame....
âl6 MUNîSlEUK MUSAHb.
MâDâMB MUSâRD.
Eh! oui, monsieur, c'est moi; n'allez-vous pas me gronder encore, quand c'est à cet expédient que je dois la découverte de tous vos malheurs ?
(josoph va à la table, où il regarde les caricatures.) MUSARD.
Vous gronder? non pas; mais cela n'en est pas moins très-indiscret.... Ne vous exposiez-vous pas- à trouver telle chose.... telle lettre qui, vous aurait déplu, ma femme.
MÂDÂMB MUSARD.
Oui, je vous le conseille; faites Thomme à bonnes fortunes! Eh! que pouvais-je trouver qui m'affligeât plus que ce que j'ai appris?
MUSÂRD.
Mais enfin qu'avez- vous fait de ces lettres de change?
MADAME MUSARD
Ne fallait-il pas vous les remettre pour que vous les oubliassiez encore? Je les ai confiées....
MUSARD
A qui donc?
MâDâMB MUSARD.
Eh vraiment.... à votre fils.
A mon fils! Beau chef-d'œuvre! Un étourdi, tout entier à son ridicule amour, qui ne s'occupera pas plus de mes affaires.... Port bien! Comme, si ce n'était pas assez de mes sottises, il faut encore que je songe à réparer celles des autres.
SCEiNES XXX ET XXXI. 217