‹ ThéâtreChapitre 167 sur 335 · SCÈNE XXXIIf · texte numérisé non relu

SCÈNE XXXIIf

constant, par la date de la lettre que tu avais oubliée, qu'il y a un mois que les lettres de change devraient être à Paris. Ce n'est pas de ta faute si Domeville a, dans l'intervalle, suspendu ses payements ; mais ce n'est pas la sienne non plus; c'est un galant homme qui éprouve un embarras momentané. En endossant et en acquittant ses effets, je ne risque rien. Voilà la transaction entre ton beau-frère et toi; j'en ai donné connaissance à Eugène ; elle est telle que tu pouvais la désirer. Ton fils n'a point la place qu'il sollicitait, mais si tu m'en crois, tu ratifieras ce que j'ai cru devoir mettre dans l'accord entre Forlis et toi; seule condition d'ailleurs à laquelle Forlis consente à continuer d'être ton correspondant; Tu associes ton fils, et tu le mets à la tète de ta maison; un homme comme toi a besoin d'un commis de confiance, et ton fils est le meilleur que tu puisses choisir. Avec lui tu pourras, sans te compromettre, lire des romans, faire de la musique, te promener, t'égarer, enfin muser tout à ton aise. Quand tu n'auras plus rien à faire, tu seras l'homme du monde le plus aimable. Ne me remercie pas de t'avoir rendu service, ne parlons plus du passé, et embrasse-moi,

MUSARD

Ma foi, de tout mon cœur.

LEROND

Nous avons encore une autre affaire à terminer : signe la transaction, finis avec ces messieurs, je reviens dans

l'instant. (n rentre chez lai.)

222 MONSIEUR MUSAHD.

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