‹ ThéâtreChapitre 174 sur 335 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

DURMONT, CÉCILE, LAMBERT.

LAMBERT

C'est monsieur Durmont que j'ai l'honneur de saluer?

DURMONT.

Lui-môme.

LAMBERT

Vous ne me remettez pas?...

DURMONT.

Pardonnez-moi.... Je me rappelle confusément.

LAMBERT

Lambert, d'Orléans, l^ami intime de votre cousin. Voilà, sans doute, votre aimable fille ? Comme elle est grandie! je ne l'aurais pas reconnue! J'apprends que c'est vous qui avez acheté à l'instant même cette* jolie maison: parbleu! me suis-je dit, il faut que je l'aille voir sur-le-champ.

DURMONT.

Bien enchanté !

Nous ne nous connaissons encore que légèrement; mais je me ferai bientôt connaître. C'est que nos humeurs, nos goûts s'accordent si bien I Vous fuyez la ville ; moi, je ne vais à Paris que pour les affaires des autres, car elles m'occupent plus que les miennes : vous aimez la retraite, l'étude;, moi de même. Enfin nous nous convenons parfaitement, et je ne veux pas qu'il s'écoule un jour sans que je vienne passer une heure ou deux avec vous, pour le moins. * "- "*

DURMONT.

C'est beaucoup trop d'honneur que vous me ferez.

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