‹ ThéâtreChapitre 200 sur 335 · SCENE XVIil · texte numérisé non relu

SCENE XVIil

LAMBBRT.

Il ne s^agit pas de cela; il faut remédier au mal que Ton a causé ; je fais ce que je peux, moi, vous le voyez ; mais ce que je peux n'est rien.

ARMAND, à Malinval.

Écoutez : songez qu'il est de votre devoir de détruire les calomnies que vous avez répandues sur mon compte, et de me rendre Testîme des honnêtes gens dans Vesprit desquels vous m'avez nui.

MALINVAL.

Moi ! je ne dirai plus un mot pour vous.

ARMAND

Pourquoi donc cela ?

MALINVAL.

Je gâterais tout.

ARMAND

Gomment?

MALINVAL.

Ne me Tavez-vous pas dit tout à l'heure?

LAMBERT

Voilà du nouveau à présent.

MALINVAL.

Que ne vous en mêlez-vous, vous qui parlez ?

((ci l'on entend Montbrun parlant du dehors.) MONTBRUN.

Mettez le cheval à l'écurie, le cabriolet sous la remise je passe la journée ici.

Ah I voilà Montbrun qui arrive enfin. Il va vous aider à sortir d'embarras.

MALINVAL.

Ouil égoïste d'un autre genre.

LAMBERT

Il VOUS connaît, il est lié avec Dupré, il peut rendre témoi^age....

ARMAND

Ah ! laissons là ces amis froids ou maladroits ; courons chercher Durmont et sa fille : ils ne pourront refuser de m'entendre. Ah! je vois bien que dans ce monde, que dans ce siècle, ce n'est que sur soi qu'on peut compter, (n sort.)

MALIN VAL

Suivons-le. Tuez-vous donc pour les gens, en voilà la récompense; je suis curieux de voir comment il va s'y prendre. (n sort.)

LAMBERT, à Armand et à Malinval.

Attendez-moi, attendez-moi; je dis un mot à Montbrun, et je vous rejoins; je ne vous quitte pas.

Page 1