‹ ThéâtreChapitre 246 sur 335 · AUGUSTE ET LISE · texte numérisé non relu

AUGUSTE ET LISE

Mais, mon père....

FLORANGEAG.

Point de supplications, mademoiselle, elles seraient inutiles ; je pars et je vous enmène.

A regard du testament de mon cousin Floridor, je vous déclare à vous, monsieur rexoculeur testamentaire, que je renonce formellement au legs oppressif et ridicule....

FLORANGEAG.

Et moi de même.

MORINVILLE.

Il ne sera pas dit qu'Augustin Dumont de Morinville, l'avocat, se soit compromis jusqu'au point... J'ai bien l'honneur de vous souhaiter le bonjour. ([i veut sortir.)

FLORIDOR, le retenant.

Un moment, messieurs; souffrez qu'avant de partir, je vous fasse lecture d'un petit codicille qui vous regarde.

MORIN VILLE

Comment ! d'un codicille ?

FLORIDOR

Oui, messieurs, qui vient à l'appui du testament de mon ami Floridor, et que je ne devais vous communiquer que dans le cas où vous auriez essayé les habits.

FLORANGEAC.

Ohl les maudits habits 1

Non, je ne veux plus rien entendre.

FLORIDOR

Ecoutez au moins; ça ne vous engage à rien.

FLORANGEAC, passant à la gauche de Floridor.

En effet, mon frère.

MORINVILLE.

Voyons donc, monsieur, que dit ce codicille?

FLORIDOR

Il dit que, pourvu que vous ayez essayé les deux habits, vous êtes dispensés d'aller plus loin, et que même en considération de cette première démarche, les deux legs qui vous sont assignés seront doublés....

FLORANGEAC.

Ah ! mon Dieu ! mais, c'est magnifique , c'est magnanime de la part de mon cousin.

FLORIDOR

Le cousin Floridor ne mettant d'autre condition à cette addition de legs....

MORINVILLE.

Aye ! aye ! une condition I

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