‹ ThéâtreChapitre 263 sur 335 · ACTE I, SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE XIV

DORSâI.

Je n'en parlerai à personne, je te le promets.

MADAME DORSAL

Non, non, j'ai donné ma parole, et tu n'en sauras pas davantage.

DORSAL

Gomment, ma chère amie, ce Bourdeuil.... Mais, mon Dieu, à qui donc se fier, je te le demande?

MADAMB DORSAL

Quelqu'un qui vous connaîtrait tous deux t'aurait plutôt soupçonné que lui, parce que tu es étourdi, léger,... je ne dis pas inconstant....

DORSAL

Vois cependant comme on peut se tromper... Oh! mais j'y suis maintenant. Tout à l'heure, là-haut, on se disputait.... Bourdeuil voulait embrasser sa femme, mais elle l'a repoussé avec une rigueur.... Bref, ce pauvre Bourdeuil déjeune en pénitence.... (Avec affectation.) Ce n'est pas comme nous, ma chère amie ; jamais le plus léger nuage ; et ma tendresse ne peut jamais déplaire à ma Clémentine. (ll lui baise la main.)

MADAME DORSAL

Ce cher Dorsai I... Ecoute, mon ami ; j'ai une prière à te faire.... M. Bourdeuil est sans doute un fort galant homme; j'aime à croire qu'il reconnaîtra ses torts et qu'il reviendra facilement de son erreur : mais je t'engage à ne pas sortir trop souvent avec lui; je crains' qu'il ne te perde.

DORSAI, vivemenli

Oh! de ce côté-là, ma chère amie, tu n*as rien à craindre.

MADAME DORSAL

Tu es charmant; je retourne auprès de luadam© Bourdeuil, pour la consoler*

36 LES DEUX MÉiNAGES.

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