‹ ThéâtreChapitre 271 sur 335 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

BOURDEUIL, MADAME DORSAI, MADAME BOURDEUIL, très-agitée.

MADAME BOURDBUIL, d'un ton très-sec.

Eh bien, monsieur^ je vous Êtis mon compliment sincère.

BOURDBUIL, étonné.

Sur quoi ?

MADAME BOURDBUIL.

Elle est charmante, et vous ne pouviçî! pas mieux choisir.

372 LES DEUX MENAGES.

BOURDEUIL.

Encore?.... Quoil nous reviendrons toujours sur le même sujet, (a part.) Ahl mon Dieu, est-ce que par hasard, sans m'en douter, j'aurais fait une infidélité à ma femme ?

MADÀMB BOURDEUIL.

Vingt ans au plus, des yeux bleus magnifiques.

BOURDEUIL, très en colère.

Madame, à la fin, quel rôle prétendez-vous me faire •jouer ici? Se feiit-on un jeu de s'amuser à mes dépens? (a part.) Mais sur quel apparence enfin ?.. . (Haut.) Depuis ce matin, tout le monde est après moi : Tune me fait de la morale, l'autre m'accable de reproches, (a part.) Hier, j'ai déjeuné chez un agent de change, sa femme était des nôtres ; mais elle a cinquante-deux ans.

Madame bourdeuil.

Vous avez beau chercher, monsieur, les moyens tie vous excuser, vous n'y parviendrez pas.

BOURDEUIL.

C'en est trop ; je quitte la partie et ne prendrai pas même la peine de me justifier; maintenant plaignez-vous, dites que je suis un ingrat, un perfide; puisque votre folle jalousie l'emporte sur la raison, ce qu^j'ai de mieux à foire, c'est de vous laisser le champ libre.

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