‹ ThéâtreChapitre 325 sur 335 · L^V BRESSE · texte numérisé non relu

L^V BRESSE

Eh bien, Grégoire, le père Boniface ? *

LA TOURIÈRE

Ah! le père Boniface? Gomment se porte-t-il^ Grégoire^

-iW I.KS VISITANDINES.

L'ABBBSSB.

C'est que vous ne ressemblez pas du tout au portrait qu'elle m'a fait de vous daos sa lettre.

BELFORT

Est-il possible?

i/abbbsse.

Vous pouvez en juger vous-même; j'ai sa lettre sur moi. Écoutez, (eiio Ht.) « L'homme propose et Dieu dispose, ma chère sœur. Une de nos novices, sœur Séraphine^ vient d'essijyer une longue et terrible maladie, à la suite de laquelle il lui est resté une toux sèche et fréquente, (ici Beifort tousse.) On dit Tair de votre pays extrêmement bon pour les convalescentes; je prendrai donc la liberté de vous l'envoyer pour trois ou quatre, mois ; c'est une fille sage, modeste ; elle n'est ni de la première jeunesse, ni de la première beauté....» Je vous demande , ma sœur, si cela peut vous convenir.

BELFORT

Ah, madame....

l'abbesse.

Je vous trouve fort bien, pour une malade surtout.

BELFORT

Vous avez bien de la bonté, madame. •

L ABBESSE, continuant de lire.

« Mais elle possède au plus haut degré de perfection tous ces petits talents innocents qui nous aident à passer le temps et à nous préserver de la tentation ; personne ne sait mieux, par exemple, chanter des noëls et des cantiques, découper des agnus, faire des confitures et des bonbonnières, apprendre à parler aux perroquets.... »

Ah! madame, je suis bien loin d'être aussi savante que vous pourriez le présumer !

Page 1