‹ ThéâtreChapitre 57 sur 335 · MADAME SINCLAIR, MADAME SAINT-LAURENT · texte numérisé non relu

MADAME SINCLAIR, MADAME SAINT-LAURENT

MADAME SAINT-LAURBNT.

J^aime à voir en M. Saint-Laurent ces petites attentions pour sa fille.

MADAME SINCLAIR

Mon Dieu, que mon neveu Vernissac a des manières franches, ouvertes, engageantes !

MADAMB SAINT-LAURENT.

Est-ce que cet excès de soins qu'il vous promet ne vous gênera pas?

Mais, quand il s'agit d'égards et de soins, je ne hais pas qu'on les porte à l'excès.

MADAME SAINT-LAURENT

Ma fille en a beaucoup, et du moins cela part du cœur. Si vous saviez, ma tante, comme je rougis en pensant à l'entretien que nous avons eu ensemble après déjeuner.... C'est la première fois que j'ai osé vous parler... Il me tardait de verser dans votre sein toutes mes inquiétudes sur le sort de ma fille. M. Vernissac est bien heureux. Il est garçon. M. Bardolin n'a qu'un fils, et les fils ne sont jamais embarrassants ni embarrassés; mais les pauvres filles...! On dit que je suis vaine, ambitieuse; est-ce pour moi? C'est pour ma fille. Je serais si heureuse de lui trouver un grand mariage !

MADAME SINCLAIR

En effet, ma petile-nièce est bien digne.. ..Voici M. Do-

, MADAME SAINT-LAURENT

Ah!

86 LA \mLLE TANTE.

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