SCÈNE XV
BARDOLIN, MADAME SAINT-LAURENT, LOUISE
MADAME SAINT-LAURENT
Approchez, mademoiselle ; vous savez combien je vous aime. Je vous marie.
LOUISE
Moi^ ma mère !
MADAME SAINT-LAURBNT.
A un homme que vous devez aimer, que vous aimez ; car ce n'est pas la fortune, c'est votre inclination que je consulte ; et je vous ai entendu cent fois faire l'éloge du fils de M. Bardolin.
LOUISE
Mon cousin Anatole ?
MADAME SAINT-LAURBNT.
Ne rougissez pas de m'avouer votre penchant pour lui. Je l'approuve, et il faut que vous l'aimiez.
LOUISE
J'ai toujours eu pour lui beaucoup d'estime et d'amitié.
iOO LA VIEILLE TANTE.
MADAME SAINT-LAURENT
Eh oui, de Testime, de ramitié....
BARDOLIN, se levant.
C'est de Tamour! Quel bonheur pour mon fils! (lu remettant le dédit.) Lisez, voyez si Cela VOUS paraît convenable.
LOUISE, à part.
Ah! mon Dieul il ne me manquerait plus que ce malheur.