‹ ThéâtreChapitre 73 sur 335 · BARDOLIN, MADAME SAINT-LAURENT, LOUISE, SAINT-LAURENT, ANATOLE · texte numérisé non relu

BARDOLIN, MADAME SAINT-LAURENT, LOUISE, SAINT-LAURENT, ANATOLE

ANATOLE, un peu crollé et mouillé.

Il faut que le cousin Vernissac ait renoncé à venir aujourd'hui. Voilà une heure que je l'attends à la barrière. Ce qu'il y a de fâcheux, c'est qu'il tombe un peu de pluie.

BARDOLIN.

Réjouis-toi. Bonne nouvelle. Je te marie.

Vous me mariez!

A Louise.

Ma cousine I

ANATOLE

BARDOLIN.

ANATOLE

BARDOLIN.

J'ai lu dans ton cœur ; j'ai deviné tes sentiments.

Vraiment?

BARDOLIN.

Est-ce que tu ne trouves pas ta cousine assez jolie? Est-ce que tu ne l'aimes pas?

ANATOLE

Pardonnez-moi, mon père.

MADAME SAINT-LAURENT

Ma fille répond à votre amour.

ANATOLE

Pas possible.

LOUISE, à part.

Je n'ose résister, je n'ose parler.

BAKDOLIN.

Eh I allons donc, embrasse ta future, ton beau-père, ta belle-mère.

ANATOLE, embrassant tout le inonde.

De tout mon cœur. Pardon, je suis trempé.

MADAME SAINT-LAURENT

Allons trouver ma tante et la préparer à ce grand et heureux événement.

BARDOLIN, à son fils.

Toi, va quitter ton équipage de cheval.

ANATOLE, allant et revenant.

Oui, oui, mon père. Ahl ma cousine, comme vous serez heureuse avec înoi! Ah! mon père, je ne m'attendais pas.... Je m'étais bien dit quelquefois : Ah! si ma cousine pouvait m'aimer. Ne me faites pas languir.

Je brûle de me voir en ménage. (ll s'enfuit en courant et manqu© de tomber.)

BARDOLIN.

Il en perd la tête.

MADAME SAINT-LAURENT

Ma fille n'est pas tout à £siit si enthousiasmée.

Page 1