‹ ThéâtreChapitre 94 sur 335 · ACTE 111, SCÈNE Xll · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE Xll

j'ai beaucoup de plaisir à vous voir ; mais demain je pars pour la campagne.

MADAME SAINT-LAURENT

Fort bien, préférez-nous des étrangers.

SAINT-LAURBNT.

Il est affreux à ce M. Dorigny de brouiller des familles....

MADAME SINCLAIR

Qu'est-ce à dire? Vous me blâmez, vous l'accusez. Prenez garde, ma nièce....

BARDOLIN.

Retirons-nous, mon fils; je craindrais en restant d'augmenter la colère de notre bonne tante. (ii sori.)

ANATOLE

Croyez, je vous en prie....

AADAME SINCLAIR.

SuiveK votre père, mon petit^neveu* (Anatole aon.) tjn brave honmie, toujours prêt à immoler* les autres à lui. Ce n'est pas sa faute, dit-on, c*est son caractère* Trèsmauvais caractère 1

MADAME SAINT-LAURENT

Faut-il que je me retire, ainsi que M. Bardolin?

MADAME SINCLAIR

Gomme il vous plaira, ma niècoi Vous pouveï même emmener votre fille.

LOUISE

Quoil ma tante;;..

MADAME SINCLAIR

Oui, mademoiselle ; je vous en veux conime à tous les autres. Si vous ne vous étiez pas follement éprise du fils de M; Dorigny..;.

LOUISE

Mais, ma tante, vous aviez approuvé mon inclination.

MâDâMB SINCLAIR.

Je Tai approuvée ; je Tapprouve encore. Mais vous voyez bien que j'ai tort ; tout le monde le dit, il faut que je le croie,

MADAME SAINT-LAURBNT.

Obéissons, ma fille.

SAINT-LAURBNT.

C'est cela. Je n'aime pas le bruit, moi. Je vous salue,

MADAMB SINCLAIR.

Je vous salue, monsieur Saint-Laurent.

(Sainl-Lairent sort avec sa feniino el sa fille.}

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