‹ ThéâtreChapitre 125 sur 150 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

ANTONIN, seul.

« Pour quelques jours! pour longtemps Ah! pour toujours peut-être Que n'en est-il ainsi ?

L'aimer!... Aimer la femme de mon maître! Incurable souffrance et dévorant souci ! Songer qu'elle est sa femme

Et ne pouvoir Earrachcr de mon sein, L'herbe vénéDousc au germe malsain

Qui m'empoisonne juî^qu'à Eàme

Implacaijle fatalité I

Devant rinelTaijable image

Rester sans force, sans courage

Me complaire en ma lùclieté !

Heureux, ô bien heureux ceux qui s"en vont s^ns rL-ves Vers l'inconnu, vers l'avenir.

'Et dont les heures passent, brè\es, Sans dé;ir et sans sousenir Ceux qui dans leur pure allégresse Entrevoient les bonheurs permis Et que l'espérance caresse Comme des enfants endormis î

Allons, soldat, ne rêve plus, travaille!

Songe à la prochaine bataille

Et que ton cœur ardent tressaille

D'un noble espoir et non d'un amour insensé !

Il ?e ra-5'.e..l et se remet â rœuvre.— De'phine paraît en per.sse de vovage.

SCÈM-: VI

ANTOMN, DELPHINE.

DELPHINE, apercevant Antonin qui ne Ta pas vue entrer.

Anton! n !

A MON IN, en sursaut, effaré.

V"us, madame 1 Madame Ruper !... Ahl...

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