‹ ThéâtreChapitre 131 sur 150 · SCÈNE YIII CLAUDE, DELPHINE · texte numérisé non relu

SCÈNE YIII CLAUDE, DELPHINE

CLAUDE

Vous, madame?

DELPHINE

Oui, c'est moi, Claude, et je vous demande D'ajouter une faveur grande Au pardon naguère accordé !

Je ne reviens pas l'âme amère, Dans ma retraite solitaire Mon avenir s'est décidé

li LA FEMME DE CLAUDE.

Je me suis dit — cela vous touchera peut-être

QijG je me devais à mon maître Je n'ose dire à mon époux, à mon ami!

Essayant de sourire.

Vous savez, je ne fais jamais rien à demi.

CLAUDE, grave.

Je le sais.

DELPHINE

Donc je viens fermement résolue A vivre simple, austère, heureuse à ce foyer! Ainsi que vous m'auriez, hélas! toujours voulue. Oh! combien je gémis d'avoir pu l'oublier! Une autre a pris ma place.

CLAUDE

Ah! par le ciel, silence!

Oubliez-vous de quelle idéale innocence Vous parlez !

DELPHINE

Claude, ah ! Dieu, me méconnaissez-vous? Mon cœur est juste, allez, bien que jaloux. Je ne réclame pas votre amour.

Pas encore!

Fière pourtant d'un nom, le vôtre, qu'on honore

Je veux, je l'avoue hautement Avoir aussi ma part de son rayonnement.

CLATDE.

Bien. Reprenez ici dignement votre place Si tout entre nous est mort à jamais

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