‹ ThéâtreChapitre 38 sur 150 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

De ma douleur que la mort me délivre!

Adieu donc, ù crael passé!

0 mort, ta volupté m'enivre.

Tu me rendras l'amour, l'amour trop tôt brisé.

Vers la statue d'InJra,

Témoin de mon chaste délire,

Confident de mes premiers vœux, Image du Dieu bon dont les traits radieux

Dans l'ombre semblent me sourire.

J'ai voulu revenir expirer sous tes yeux.

Avec une exaltalioa croissante.

Reçois mon âme, Dieu !

Que la ra^rl me délivre.

Apaisant mon cœur d'amour consumé Oui, je vais te suivre, 0 monbien-aimé!

Elle va se frapper. — A ce momant viennent des profondeurs du temple des voix disant la prière du soir déjà entendue au premier acte — Sitâ s'arrêta.

La prière!., Ah! parfums de la saison lointaine! Ah! souvenir charmant de mes heures d'espoir! Oui, vous me revenez quand va finir ma peine.

Rêveuse.

Aux premières ombres du soir.

Quand je chantais ainsi je le voyais paraître.

Pendant que la prière continue au loin.

Il parlait... un frisson agitait tout mon être!..

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Jamais sa main n'osa toucher ma main!.. Souriant, il passait en murmurant : demain!

La prière a cessé. — Alim, sous le vêtement blanc des prêtres d'Indra, vient lentement en scène. — Un rayon de lune lui montre bientôt «ne

LE ROI DE LAHORE forme immobile au pied de l'autel . — Il vient vers elle. — Il reconnaît Sltà. — Jeu de scène. — Sitâ, haletante, comme foudroyée ; puis courant vers Alim avec un cri dé.hirant.

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