‹ ThéâtreChapitre 52 sur 150 · THAMARA · texte numérisé non relu

THAMARA

Que pourront ta beauté, ta grâce Sur ce monstre, un seul moment?

Oseras- tu le regarder en foce Seulement?

THAMARA.

J'oserai! Pour ta gloire, ô Patrie!

Pour tous ceux que je pleure endormis dans la mort,

Pour vous tous quïl faut rendre à la vie, Oui, j'irai souriante au-devant de mon sort!

S'exalta]

Je le frapperai de ses propres armes!

Il tombera, le colosse impaissant, Il nous paira de tout son sang Toutes nos larmes I Adieu! Je pars!

LE PRÊTRE, à la foule.

Une vierge animée De la force de Dieu Sera plus forte qu'une armée!

LA FOULE

Itoyonnante beauté! Vaillante Thamara!

Oui! va frapper l'infâme!

KHIRVAN.

Commence l'œuvre, ô femme!

Khirvan l'achèvera!

Cachés dans l'ombre Auprès du camp de Nour-Eddin.

Nos soldats, dérobant leur nombre, Monteront avec le matin!

Frappe! Alors, rués au carnage Ils balaieront sans etîbrt

La horde sauvage Vaincue avec son chef mort!

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].E CIIOKIR.

Mort:

Mort :

A nous ton sang, noir destructeur de villes! A nous ta chair, pourvoyeur dos tombeaux 1 Nous livrerons, déchiré par lambeaux, Ton corps aux bêtes viles, Aux corbeaux!

THAMARA.

Adieu !

L E c II c*: u R .

Que l'esprit des héros t'emporte, Arme-toi pour la liberté!

Rends la vie à l'espérance morte.

Rends la joie à la jeune cité.

Marche, libératrice!

Va, fais justice!

Que demain à nos yeux Ton bras vengeur se lève, Dressant un rouge glaive Vers le ciel radieux!

Dans le pavillon royal de Nour-Eddin. — >orle de harem, inslalk- dans un vieux palais non loin de la ville, aux abords du camp. — Tapis, armes : lampe sur un trépied au chevet d'un lit bas, couvert de tapis de Perse.

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