THAMARA
Que pourront ta beauté, ta grâce Sur ce monstre, un seul moment?
Oseras- tu le regarder en foce Seulement?
THAMARA.
J'oserai! Pour ta gloire, ô Patrie!
Pour tous ceux que je pleure endormis dans la mort,
Pour vous tous quïl faut rendre à la vie, Oui, j'irai souriante au-devant de mon sort!
S'exalta]
Je le frapperai de ses propres armes!
Il tombera, le colosse impaissant, Il nous paira de tout son sang Toutes nos larmes I Adieu! Je pars!
LE PRÊTRE, à la foule.
Une vierge animée De la force de Dieu Sera plus forte qu'une armée!
LA FOULE
Itoyonnante beauté! Vaillante Thamara!
Oui! va frapper l'infâme!
KHIRVAN.
Commence l'œuvre, ô femme!
Khirvan l'achèvera!
Cachés dans l'ombre Auprès du camp de Nour-Eddin.
Nos soldats, dérobant leur nombre, Monteront avec le matin!
Frappe! Alors, rués au carnage Ils balaieront sans etîbrt
La horde sauvage Vaincue avec son chef mort!
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].E CIIOKIR.
Mort:
Mort :
A nous ton sang, noir destructeur de villes! A nous ta chair, pourvoyeur dos tombeaux 1 Nous livrerons, déchiré par lambeaux, Ton corps aux bêtes viles, Aux corbeaux!
THAMARA.
Adieu !
L E c II c*: u R .
Que l'esprit des héros t'emporte, Arme-toi pour la liberté!
Rends la vie à l'espérance morte.
Rends la joie à la jeune cité.
Marche, libératrice!
Va, fais justice!
Que demain à nos yeux Ton bras vengeur se lève, Dressant un rouge glaive Vers le ciel radieux!
Dans le pavillon royal de Nour-Eddin. — >orle de harem, inslalk- dans un vieux palais non loin de la ville, aux abords du camp. — Tapis, armes : lampe sur un trépied au chevet d'un lit bas, couvert de tapis de Perse.