ACTE DEUXIÈME
(Un peu narquois.)
Il faut chercher, mon bon monsieur.
LE CAPITAINE ENNEMI
Allons, c'est bien!...
Nous camperons ici.
MERLIER
Soit! si ça peut vous plaire.
LE CAPITAINE ENNEMI
Il nous faudra des vivres!
MERLIER
Je n'ai rien.
Mais, comme on dit, à la guerre comme à la guerre! Et je ferai le nécessaire Pour vous nourrir ainsi que vos soldats, Si vous ne me bousculez pas!
(Il va pour sortir. Mais l'atlenlion du capitaine s'est fixée sur Françoise et sur Dominique.)
LE CAPITAINE ENNEMI, montrant Françoise.
C'est votre fille?
MERLIER
C'est ma fille.
LE CAPITAINE ENNEMI
Et ce jeune homme?
(Tout à coup, ayant regardé plus attentivement.)
Les mains noires de poudre! un fusil!... Eh! comment Se fait-il qu'il ne soit pas à son régiment?
DOMINIQUE, simplement.
Je ne suis pas Français.
LE CAPITAINE ENNEMI
Pas Français!
Dominique Penquer.
DOMINIQUE
On me nomme
LE CAPITAINE ENNEMI
Et vous avez tiré?
Vous le reconnaissez!
DOMINIQUE
C'est vrai !
LE CAPITAINE ENNEMI
Vous ayez tiré! C'est contraire A toutes les lois de la guerre!
(Aux soldat? restés à la porte.)
Une sentinelle ici!
Une autre au bas de la fenêtre que voici !
(A Dominique.)
Vous serez fusillé!
FRANÇOISE, terrifiée.
Mon père!
Entends-tu, fusillé!
MERLIER, bas.
Laisse-moi faire.
(Comme à lui-même, mais baut, regardant l'officier.)
On ne fusille pas un homme comme ça!
(Bas à Frauçoise.)
11 faut sortir d'abord.
(Venant avec bonbomie yers le capitaine, impassible.)
Dites-moi, capitaine,