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ACTE IV, TABLEAU I, SCÈNE IV

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Mais il y a donc des portes secrètes ici ? — La sentinelle, monseigneur ! la brave sentinelle ! — Il y a donc des trappps dans les murs ou à nos pieds, par où les assassins pourraient entrer?

[Il cherche l'entrée secrète.)

MONTTGNY.

Qu'importe à qui l'attend par où entre celui qui le fera libre? Ecoute, cœur fidèle. Tu n'es pas le prisonnier du roi d'E>pagne, toi. C'est librement que tu m'as suivi dans ce cachot, et tu peux, d'un seul mot, en sortir surle-champ.

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Mais à la condition de n'y rentrer jamais.

MONTIGNY

Ecoufe-moi cependanl. J'étais un des hommes en qui notre Belgique avait mis son espoir. J'avais une vieille mère à qui l'étranger a ravi ses deux fils. J'étais l'époux d'une femme que je n'ai possédée que pour la perdre, et j'étais, — écoute bien ceci, — j'étais le père d'un enfant qui aujourd hui a trois ans, et dont mes ennemis me cachaient la naissance.

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0 bourreaux!

Voici son image.

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Ah ! le bel enfant ! Mais comment... ?

MONTIGNY

L'homme qui est venu ici...

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Mais par où ? par où donc?

MONTIGNY

Eh bien ! si, là-bas, vois-tu? à tous ces objets chéris l'étranger livre une guerre à mort ; s'il est vrai que tous m'appellent à leur aide, patrie, amis, mère, femme, en-

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fant au berceau, et sil est vrai aussi, comme nous l'annoncont cet homme et ce soldat, que, cette nuit même, le prisonnier qu'ils attendent...

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