‹ ThéatreChapitre 168 sur 183 · JENNEVAL, HECTOR, KAREL · texte numérisé non relu

JENNEVAL, HECTOR, KAREL

HECTOR

Maintenant, Jenneval, Nous savons près de qui nous t'aurions pour rival.

JENNEVAL

Par ses mâles accents mon âme est enlevée. Telle, en son fier silence, elle l'avait rêvée. Et telle, armée ensemble et du luth et du fer, M'apparaissait, au Parc, la muse de Korner. Amis, ma joie est grande, et pourtant je suis triste. L'idéal est venu de mon rêve d'artiste...

206 JENNEVAL

KAREL

Et le chant triomphal qu'elle t'aura dicté. Tu le diras, ce soir, près de ta déité.

JENNEVAL

Il est trop tard. Chasseurs, pour le jour qui va luire, La carabine au poing du poète est la Ijre, Et ma gloire sera, dans ce dernier combat, Non d'avoir su chanter, mais mourir en soldat.

HECTOR

En attendant...

Tais- toi. J'entends des cris d'alarmes.

l^'*^ SENTINELLE.

Sentinelle, prenez garde à vous !

KAREL

Qu'est-ce?

JENNEVAL

Aux armes!

{Tous trois s'élancent 2^0.^' le chemin à droite.)

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