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SCÈNE XIX

Les Mêmes, DES VOLONTAIRES; puis, HECTOR, avec le drapeau, et KAREL, tous deux blessés au visage, et d'autres chasseurs apportant JENNEVAL sur un brancard couvert de verdure.

Mordieu! qui vit jamais débâcle de la sorte? Plus d'ennemis.

Quel est ce blessé qu'on apporte?

Un chasseur Chasteler.

Mort, frères. Jenneval.

Saluez tous l'auteur du chant national.

DIANE, d'une voix éteinte.

Ouvrez vos rangs, ombre» des braves!

Il vient, celui qui vous disait :

Plutôt mourir que vivre esclaves !

Et comme il disait, il faisait.

Ouvrez vos rangs, noble phalange :

Place au poëte, au chasseur redouté !

Il vient dormir loin de l'orange, Sous l'arbre de la liberté !

[Tandis que les volontaires réxoètent le refrain, Diane dépose la couronne sur le front de Jenneval.)

HECTOR

Que son chant retentisse et que toute âme vibre!

(à Diane.) Enfant, son barde est mort, mais ta patrie est libre ! [La Brabançonne continue au loin sur le champ de bataille.)

FIN

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