SCENE I. * CHAVENTRÉ, BLAIREAU
{Au lever du rideau, la trappe est levée. Blaireau est dans le souterrain. Chaventré qui est déjà un -peu au dehors de la trappe, tient le bout d'un sac, il monte, et est suivi de Blaireau qu'on voit bietitùl paraître
tenant l'autre bout du sac.
ENSEMBLE
Air : La voila, la voila la montagne qui accouche. Hâtons-n us! {bis.} Car déjà le jour commence, Point de bruit!... du silence, Craignons les regards jaloux.
CHAAEMRÉ Pâtissier très-njalin, Chatiue nuit, à la sourdine, J'enrichis ma cuisine De ce butin clandestin.
ENSEMBLE
Hâtons-nous, etc.
(Ils ont transporté le sac dans la chambre de gauche.)
BLAIREAU
C'est fait, père Chaventré.
CHAVENTRÉ.
Cotnment il n'y a plus rien?
BLAIREAU
Etes-vous gourmand î... vous n'emploierez jamais tout ça î
CHAVENTRÉ.
Blaireau, tu es dans l'erreur !... le double ne me suffirait pas... ma pâtisserie a pris une exleusiou saus précédent..-, c'est en vain que ma bouti juf^ est située sur les confins de la ville de Melun... je craignais d'èlre oublié dans cette zone excentrique... point!... on se dispute uk-s produits... on les cite, on les exalte... 31es pâtés sont dans toutes les bouches... J'ai rendu l'appétit à M. le préfet de Seine et-.Marne, qui a daigné me conférer le titre de pàlis.-ier de la préfecture !
BLAlRtAU.
Père Chaventré, j'admire vos capacités... et si j'avais senlement la moitié de votre tète!... C'est ça une bonne tête!...
* Chaventré, Blaireau.