‹ ThéâtreChapitre 137 sur 381 · CH A VENTRE · texte numérisé non relu

CH A VENTRE

Bonafous.

BLAIREAU, à part.

Bonafous!... le frère d'Augustine !... (/i^flwf) et il est encore ici, chez vous?

CHAVEMRÉ.

Que lu es naïf... je lui ai fait entendre que je ne pouvais l'insérer dans mon étJiblisscraent, vu l'abondance des matières... et à peine l'avais-je extirpé de ma maison, qu'un autre individu a pris sa place.

ZÉLIE

Ah ! oui !... n'est-ce pas celui qui loge dans cette chambre ?

CHAVEMRÉ.

Précisément !

ZÉLIE

Et quel est ce voyageur? le savez- vous?

CHAVEMRÉ.

Son nom n'est pas encore inscrit sur mon registre... mais je n'ai aucun motif de le suspecter... il n'a pas d'uniforme et son chapeau est pur de toute cocarde... néanmoins je l'ai enfermé à double tour, parce que, la nuit, il aurait pu se lever... ça arrive quelquefois en voyage... et je ne me souciais pas qu'il fût témoin... [On frappe^ en dedans^ à la porte de la chambre de droile.)

ZÉLIE

N'est-ce pas lui qui frappe?

CHAYEMRÉ.

Chutî... rien ne peut nous trahir?... ouvrons ! {Il va ouvrir.) SCÈNE V.

Les mêmes, MALICORNE. * MALICORNE, frappant.

Hé! la maison!... ouvrez-moi.

CHAVEMRÉ, qui a ouvert.

Entrez ! monsieur, entrez !

MALICORNE, ejitrant en costume du matin. Enfin !... ce n'est pas malheureux !

* Zélie, Chaveutré, Malicorne, Blaireau.

Page 1