SCÈNE Vil
MALICORNE, seul.
II me semble qu'il m'a montré le poing par derrière ! Drôle de maison !... elle ne m'inspire pas la joie... un quartier reculé... une vieille rue. .. de vieux murs... et, avec ça, des gens qui se parlent bas, ou qui se font des signes de ralliement ! Maisj peuh ! Zélie habite ce logis... Zélie, mon trésor! Zélie, mon amour!... sa présence enlumine cette baraque d'une teinte rosée... elle va revenir, sans doute !... inscrivons toujours sur ce registre un nom danois... Elle m'a recommandé de ne pas dire le mien... à quoi bon cette réticence, puisque je sui« inconnu à son père et autres?,.. Elle a peut-être ses raisons !.. . polichinelle a bien le siennes. (// va pour écrire et reste frappe de surprise en examinant le registre.) Ah ! voilà qui est étrange ! Bonafous ! Jean Bonafous !... C'est bien lui ! Il est le dernier inscrit... ah ! çà, il est donc venu ici!... et ce Chaventré qui me soutenait ne l'avoir pas vu î. ... mensonge!... J'ai remaïqué son trouble, quand j'ai abordé la question Bonafous ! Drôle de maison ! on n'y marche que sur des mystères !. .. Et Zélie qui ne vient pas ! ah !... [Prenant un journal sur la table et lisant.) « Gazette des Tribunaux. -> (Parle.) Ça me désopilera peut-être!... il y a quelquefois des histoires si drolettes! {fJ.^ant.) « Chronifjue. Notre contrée, )) ordinairement si paisible, vient d'être épouvantée par un ï) crime qui rappeile l'anecdote si connue du pâtissier de la >■■ Cité!... » {Parle.) Ah ! oui, on me l'a narrée dans mon enfance... un barbier qui jugulait ses pratiques, et l'autre qui les mettait en ratatouille., horreur ! Quelle affreuse cuisine !
.SiE : Du soldat Français.
>Tanger de l'hoiumel.. . ahl j'en mourrais, liélas I Jadis, en un jour de bombance, La baleine avaia Jonas, Mais ce pois'^on manque d'intelligence ! Pourtant son cœur simple et naïf Au remords ne fut pas rebelle, El méprisant ce nutritif.
Elle délivra son captif.
Je sens que j'aurais fait conmie elle ! Tout le moude aurait fuil comme elle I