‹ ThéâtreChapitre 201 sur 381 · ACTE II, SCENE Xlll · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE Xlll

HECTOR

Ça rime maî... mais enfin...

LE COLONEL

Enfin, enfin... Monsieur, pouiquoi me dites-vous ça, à mui?

UBCTOR.

Il faut bien que jo1o.]i-oh quelqu'un. {Continuant.] \'o:\\'i\ pour mes défauls... i^lais j'ai aussi (les qualités. D'abord, jo suis très-prudent. Je compromets parfois les femmes ; mais je ncuv) compromets jaiiiais... {A Lcgros.) Jamais je n'ai signé de [Aomesse de mariage, moi, monsieur, jamais!*

LEGROS

Mais, moi non plus, monsieur, moi non plus!

LE COLONEL, à part.

Georgina lui a tout conté!... Fichtre!...

Hi.CTOR, entre de Cerny et le Colonel.

l''.n£uit.\ je suis très-discret... et ?i le hasard fait tomber dans iiK'S mains des papiers comprouieltauts, (à de Cerny] je nrenipresse de les rendre à leur propriétaire. [Il glisse le papier an colo7iel.]

DE CERNY

l.h bien ! qu'est-ce que «^a me fait ?

HECTOR, retourna/nt entre Legros et sa femme.

Je disais que si le hasard fait tomber dans mes mains des papiers compromettauts, je m'emprer^se de les rendre à leur proprifiaire. [Jl glisse la lettre à M'^"" Legros.]

LEGROS

J'en suis convaincu.

ÉVELiNA, à part.

Ciel! la lettre que j'ai perdue aux Tuileries. {Elk remonte.)

HECTOR

S-juS réclamer la récompense liunnôte. Et {au Colonel] enfin, j' siiis bravo comme Tiiienne... ;e me bats souvent... je me ?ni? <nc(>fe battu lier... c'est Clia'upcourtois qui a chargé les pistolets.

DE CERNY, qui esl rcmoaiè au milieu, à part. Aïe !

HECTOR, à M'^'' Legros.

Cliampcouîtois!... notre ami Champcourtois!

LEGROS, à sa femme.

Tu connais monsieur Champcouitois?... Qu'est-ce que c'est que monsieur Champcourlois I

* l)o Cei-uy, le Colonel, Hector; l. gros.

56 UN mo:nsilur qui suit les femmes.

HECTOR, près de de Cerny, Voilà un homme qui charge un pistolet comme.,.

DE CERNY, bas.

Monsieur...

HECTOR, à mi-voix.

Comme on ne le charge pas.

DE CERNY, bas.

Je vous en prie, silence ! {Il s'éloigne peu à peu, et disparaît à droite.)

HECTOR

Maintenant que j'ai donné au conseil de famille la carte de mes qualités et de mes défauts, je le prie de vouloir bien ft^ndre en considération ma demande en mariage, et de délibérer... tout de suite. J'attends la réponse : Monsieur Hector Duchemin, chez monsieur d'Ermont, dans le premier fauteuil à main gauche. (Il va s'asseoir à droite.)

Diable!

Fichtre!

Il a mon secret I

LEGROS, à part,

LE COLONEL, à part.

ÉVELiNA, à part.

CLÉMENCE, se levant.

Monsieur Duchemin...

HECTOR

Matante...

CLÉMENCE

Ma tante!... Oh î pas encore, monsieur... J'espère que vous voudrez bien me consulter, moi. {Tout le mondese lève et forme des groupes au fond.)

Oh ! vous, c'est inutile.

CLÉMENCE

Plaît-il ?

HECTOR

Puisque vous consentez.

CLÉMENCE

Moi?

HECTOR

Sans doute.

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