‹ ThéâtreChapitre 255 sur 381 · CI · texte numérisé non relu

CI

32 J'AI iMARIE MA FILLE.

CHAVIGNOL.

Oui, monsieur.

Vous serez libre... et dispensé de cacher vos correspondances mystérieuses.

TIBDRCE.

Moi!

CHAVIGNOL.

On a des preuves, monsieur. {Bas à Irène.) Tu en es bien sûre, au moins ?

IRÈNE

Vous pourrez même aller courir la prétentaine avec vos grisettes !

CHAVIGNOL, surpris.

Hein ! lui aussi ! Voyez-vous le gaillard !

TIRLRCE.

Mais, madame... je vous jure...

CHAVIGNOL, à Irène.

Pourtant, s'il te jure...

IRÈNE, ouvrant la lettre.

Je vais le confondre, papa! {A Tiburce.) Ah! vous jurez!* [Elle lit.) «Mon vieuX; je t'ai laissé toute cette semaine dans Ion esclavage...

CHAVIGNOL, à part.

Ah! mon Dieu!... {Il fouille dans ses poches.) Ma lettre de Bourrachard!...

IRÈNE, à Tiburce, continuant.

«Brise tes fers!... il y aura des grisettes... des ânes!... û Hein!

TIBURCE

Eh bien ! qu'est-ce que tout ce galimatias prouve ?

Au fait... ça ne... c'est bien vague...

TIBURCE

Cette lettre... de qui?

IRÈNE

Vous le savez bien, monsieur !

TIBURCE, cherchant à déchiffrer , Bour... Bourrach...

CHAVIGNOL, à part, très-tourmenté.

Je suis en nage !... {Haut.) C'est un herboriste.

TIBURCE

Bourrachard !... je ne connais personne...

IRÈNE, raillant.

Vraiment?... Mais il paraît qu'il vous connaît bien, lui.

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