‹ ThéâtreChapitre 264 sur 381 · SCENE · texte numérisé non relu

SCENE

AXTENOR.

Oh ! il me le faudrait plus tôt que ça.

ROSE

Quand donc?

Mais dans dix minutes.

Dix minutes !...

ANTENOR

ROSE

ANTÉNOR

Un quart d'heure... Je vous donne un quart d'heure.

ROSE

Plaît-il?

C'est que mes meubles sont eu bas, dans une tapissière, et vous comprenez...

ROSE, riant.

Par quel hasard ?

ANTÉNOR

Voilà ce que c'est : J'avais donné congé, il y a trois mois, et, le même jour, j'étais parti pour un voyage, sans penser à retenir un autre logement. iMon absence s'est prolongée; et, ce matin, 15 octobre, comme j'arrivais chez moi, mon successeur se disposait à prendre possession de mon toit.

Air du Verre.

J'étais dans un grand embarras.

Car je n'avais plus de demeure.

Quand j* vis sa tapissière en bas, Et ma foi! je l'ai prise à l'heure.

Bref ! il me faut absolument Un appartement, une chambre, Car je serais fâché vraiment De ne me coucher qu'en de'cembre.

ROSE, riant.

Ah! vous^ êtes un drôle de bonhomme, vous!... Mais, j'entends ma maîtresse ; tâchez de vous arranger avec clic. [Constan- Une paraît à la porte de gauche.)

ANTÉNOR, à part.

Elle est très-bien, mamzelle Cavalier.

ROSE

Mamzelle, ce monsieur vient pour le logement... bculemeut, il a l'air d'en être un peu pressé.

CONSTAXTINE.

C'est bien. — Va tout préparer, et vivement...

Oui , mamzelle. {Bas.) C'est un pékin, mais il est bien drôle.

{Elle sort.)

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