SCÈNE V
FADIXARD,LA BARONNE.* LA BARONNE, entrant par la gauche, en toilette de bal et avec un bouquet.
Mille pardons, cher Monsieur, de vous avoir fait attendre...
FADINARD.
C'est moi, Madame, qui suis confus,... {Dans son trouble, il remet son chapeau sur sa tête et Vote vivement, à part.) Bien ! voilà mon trac qui me reprend.
LA BARONNE
Je vous remercie d'êt e venu de bonne heure... nous pourrons causer... Vous n'avez pas froid?
FADINARD, s'essuijant le front.
Merci... je suis venu en fiacre...
Ah! dame! il y a une chose que je ne puis pas vous donner... c'est le ciel de Tltalie.
FADLNARD.
Ah! Madame !... d'abord, Je ne Taccepterais pas... ça me mènerait... et puis, ce n'est pas là ce que je suis venu cliercher...
LA BARONNE
Je le pense bien... Quel maL^nifique pays que Fltalie î
FADINARD.
Ah! oui... {A part.) Qu'est-ce qu'elle a donc à parler de l'Italie?
LA BARONNE
Atr : De la fée aux roses.
Le souvenir retrace à mcn àmc charmée Ses palais soinptueiix, ses monts et ses coteaux... FADINARD, comvie pour lui rappeler le but de sa visite. Et ses cliapeaux I
LA BARONNE
Et ses bois d'orangers où la brise embaumée Mêle des chants d'amour aux chansons des oiseaux; Son golfe anxtièdes eaux Berçant mille vaisseaux ; Et ses blés d'or si beaux...
FADlNAP.L', de même.
Dont on fait de îrès-jolis e!i:t[ieaux... Que mangent les chevaux.
LA BARONNE, tlonnée.
Comment?
FADINARD, lin ptu ému.
Madame la baronne a sans doutu wcn ic hiilot que je -ui ri fait rhonneur... non! que je me suis l'ait liiOiineur...r' -^-àdire, que j'ai eu Thonneurde lui écrire!...
* La Baronne, Fadinard.