LES DAMES
Je n'y puis rien comprendre!
Quel est cet étranger? pourquoi Ose-t-il la surprendre Et causer son effroi ?
BEÂUPERTHOIS.
Que faisiez-vous ià dedans, chez moi?...
NONANCOURT ET BOBIN, avoc uu cvi d'étonnemcnf. Chez vous?...
HÉLÈNE ET LES DAMES, en même temps.
Oh! Ciel!...
NONANCOURT, tudigné, donnant une poussée à Fadinard, Chez lui!,., pas chez toi 1... chez lui!...
FADiNAHD, Criant.
Beau-père! vous m'ennuyez !|
XONANCOURT, indigné.
Comment! être immoral et sans vergogne... tu nous mène, coucher chez un inconnu ! et tu soutfres que ta jeune épouse., chez un inconnu !... mon gendre, tout est rompu !
FADINARD.
Vous m'agacez!... [A Beauperthuis,) Monsieur, vous daignerez excuser une légère erreur...
NONANCOURT
Repassons nos habits, Bobin...*
BOBIN.
Oui, mon oncle. {Ils se rhabillent.)
FADINARD.
C'est ça!... et filons chez moi... Je passe devant avec ma femme!... {Il va vers elle, Beauperthuis le retient.) BEAUPERTHUIS, à voïx basse.
Monsieur, la mienne n'est pas rentrée !
FADINARD.
Elle aura manqué l'omnibus.
BEAUPERTHUIS, qui Ole sa robe de chambre et met son habit. Elle est chez vous.
* Beauperthuis, Fadinard, Hélène, Nonancourt, Bobin.
6i UN CHAPEAU DE PAILLE D'ITALIE.
FADIN'AnD.
Je ne crois pas... la dame qui campe chez moi est une négresse... la vôtre est-elle négresse?
BEALPERTHUIS.
Est-ce que j'ai l'air d'un gobe-mouche. Monsieur?
FADINARD.
J'ignore cet oiseau.
NONÂNCOUKT.
Bobin, ma manche...
BOBIN.
Voilà, mon oncle.
BEALPERTHUIS.
OÙ demeurez-vous, Monsieur?
FADLNARD.
Je ne demeure pas!...
NOKANCODRT.
8, place...
FADiNÀKD, vivement.
Ne lui dites pas!...
KONÂNCOCRT, cTiant,
8, place Baudoyer ! . . . vagabond ! . . .
FADINARD.
Vlan!...
BEAUPERTHUIS.
Très-bien !
En roule, ma fille !
BOBIN.
En route, tout le monde 1
i.îEAUPERTHUis, à Fadiiiard, lui prenant le Iras. Enroule, Monsieur!
FADI.VARD.
C'est une négresse!...