‹ ThéâtreChapitre 350 sur 381 · LES DAMES · texte numérisé non relu

LES DAMES

Je n'y puis rien comprendre!

Quel est cet étranger? pourquoi Ose-t-il la surprendre Et causer son effroi ?

BEÂUPERTHOIS.

Que faisiez-vous ià dedans, chez moi?...

NONANCOURT ET BOBIN, avoc uu cvi d'étonnemcnf. Chez vous?...

HÉLÈNE ET LES DAMES, en même temps.

Oh! Ciel!...

NONANCOURT, tudigné, donnant une poussée à Fadinard, Chez lui!,., pas chez toi 1... chez lui!...

FADiNAHD, Criant.

Beau-père! vous m'ennuyez !|

XONANCOURT, indigné.

Comment! être immoral et sans vergogne... tu nous mène, coucher chez un inconnu ! et tu soutfres que ta jeune épouse., chez un inconnu !... mon gendre, tout est rompu !

FADINARD.

Vous m'agacez!... [A Beauperthuis,) Monsieur, vous daignerez excuser une légère erreur...

NONANCOURT

Repassons nos habits, Bobin...*

BOBIN.

Oui, mon oncle. {Ils se rhabillent.)

FADINARD.

C'est ça!... et filons chez moi... Je passe devant avec ma femme!... {Il va vers elle, Beauperthuis le retient.) BEAUPERTHUIS, à voïx basse.

Monsieur, la mienne n'est pas rentrée !

FADINARD.

Elle aura manqué l'omnibus.

BEAUPERTHUIS, qui Ole sa robe de chambre et met son habit. Elle est chez vous.

* Beauperthuis, Fadinard, Hélène, Nonancourt, Bobin.

6i UN CHAPEAU DE PAILLE D'ITALIE.

FADIN'AnD.

Je ne crois pas... la dame qui campe chez moi est une négresse... la vôtre est-elle négresse?

BEALPERTHUIS.

Est-ce que j'ai l'air d'un gobe-mouche. Monsieur?

FADINARD.

J'ignore cet oiseau.

NONÂNCOUKT.

Bobin, ma manche...

BOBIN.

Voilà, mon oncle.

BEALPERTHUIS.

OÙ demeurez-vous, Monsieur?

FADLNARD.

Je ne demeure pas!...

NOKANCODRT.

8, place...

FADiNÀKD, vivement.

Ne lui dites pas!...

KONÂNCOCRT, cTiant,

8, place Baudoyer ! . . . vagabond ! . . .

FADINARD.

Vlan!...

BEAUPERTHUIS.

Très-bien !

En roule, ma fille !

BOBIN.

En route, tout le monde 1

i.îEAUPERTHUis, à Fadiiiard, lui prenant le Iras. Enroule, Monsieur!

FADI.VARD.

C'est une négresse!...

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