ACTE V, SCÈNE If. C
trouves que ce n'est pas assez!... Je ne veux pas manger ta dot en cochers de fiacres!
Ah! ça... mais... où sommes-nous ici?
NONANCOURT
Le diable m'emporte si je le sais... J'ai suivi Bobin.
BOBIN. *"
Du tout, mon oncle, c'est nous qui vous avons suivi.
vÉziNKT, à Nonancourt.
Pourquoi nous a-t-on fait lever sitôt?... Est-ce qu'on va encore s'amuser ?
NONANCOURT
La faridondaine, oh! gai! {Furieux.) Ah! gredin de Fadinard !
HÉLÈNE
Il nous a dit d'aller chez lui... place Baudoyer.
BOBIN.
Nous sommes sur une place.
NONANCOURT
Est- elle Beaudoyer? voilà la question! (A Vézinet q^^: s'abrite sous son parapluie.) Dites donc, vous, qui êtes de Chaillut, vous devez savoir ça. {Criant.) Est-elle Baudoyer?
VÉZI.NET.
Oui, oui; joli temps pour les peiits pois.
NO^VNCOURT, le quittant brusquement.
Au sucre!... Tarare pompon... petit palapon! (Il est près de la guérite.)
TARDiVEAu, étemuant.
Hatchi !
Dieu vous bénisse!... Tiens!... une sentinelle... Pardon, senthielle... la place Baudoyer, s'il vous plait?
TARDIVEAU.
Passez au large.
NONANCOURT
Merci!... Et pas un passant... pas même un savoyard d'auvergnat !
BOBIN.
A onze heures trois quarts !
NONANCOURT
Attendez! nous allons savoir... (// frappe à une maison, deuxième plan à droite.)
HÉLÈNE
Qu'est-ce que vous faite?, papaP
NONANCOURT
Il faut nous informer... On m'a dit que les parisiens se faisaient un plaisir d'indiquer leur chemin aux étrangers. UN MONSIEUR, cîi bounet de nuit, en robe de chambre^ paraissant
à la fenêtres Qu'est-ce que vous demandez, sucrebleu?
NONANCOUUT.
Pardon, Monsieur... la place Baudoyer, s'il vous plaît?