SCENE m
LE GÉNÉRAL
Je veux parler de mon meilleur ami, le notaire Dupilon ; or, ce Dupilon... Est-ce bien Dupilon?... Mais non...
M™*" DE SAINT-PAULIN
Non, général.
LE GÉNÉRAL
Tu sais bien, Hermance*, celui qui avait une propriété près de celle des époux Mornax, dans le Gers, un petit parent de ta cousine... de ta cousine chose... Enfin, passons...
M"^ DE SAlNT-PAULlN.
Passons, général.
LE GÉNÉRAL
Cré chien ! quelle faim !... Ce général Dumortier donc, voulut un jour forcer sa femme à dire... à dire... à dire...
M™^ DE SAINT-PAULIN
A dire... quoi?
LE GÉNÉRAL
Ma foil je ne m'en souviens plus. — Sa femme résista ; lui insista; elle persista. Enfin, il en résulta quelque chose comme la dispute qui nous empêche, en ce moment, de déjeuner. — Je veux manger I
M™® DE SALNT-PAULIN.
Mais ce capitaine, que fit-il?
LE GÉNÉRAL
Ce qu'il fit ?.., Il tua sa femme.
TOUS
Ah 1 mon Dieu !
M""^ DE SAINT-PAULIN
Il tua sa femme !
LE GÉNÉRAL
Je la mangerais en ce moment, si je l'avais.
M""" DE SAINT PAULIN
Mais vous n'êtes pas un homme.
LE GÉNÉRAL
Non, madame, non! Je suis un appétit. Mais, finissons-en**, ou je ne réponds plus de moi. — Est-ce qu'on empêche d'honnêtes gens de déjeuner, parce qu'une péronnelle veut dire ou ne
• Roussillon, Lombard, M""^ de Saint-Paulin, le Général, Hermance, Augustiue.
•* Roussillon, Lombard, le Général, ^1""^ de Saint-Paulin, Hermance, Augustine,
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