S CENS IV
LA BAVAROISE, PITHIVIERS, puis URSULE en garçon, suivie d'un commissionnaire.
PITHIVIERS, à lui-même.* Cette crème m'a ému ! Heureusement j'ai ce soir un bal en expectative... Les femmes y abondent... et je suis très-bien sous le masque!., il faut que ma fille en ignore... Je me plais beaucoup chez moi, mais je ne mamuse que quand je n'y suis pas I URSULE, entrant et prenant un air bête.** Y a-t-il quelqu'un ici ?
LABAVAROISE.
Vous voyez bien! Qu'est-ce qu'il faut vous servir, jeune homme?
URSULE
A moi? Monsieur Savoureux, s'il vous plaît?
PITHIVIERS
Il est sorti!., est-ce quelque chose qu'on puisse lui dire ?
URSULE
Oui ! . . vous pourrez lui dire que j'ai à lui parler î
PITHIVIERS
Est-il naïf ! mais enfin de quoi s'agit-il?
URSULE
Il s'agit d'une affaire que je lui apporte de la part de son oncle!
PITHIVIERS
Son oncle de Bretagne !.. une lettre?
URSULE
Non ! un coffre.... avec je ne sais quoi dedans. (^ ki cantonade. ) Hé! l'homme, entrez par ici\..[Ln commissionnaire entre et pose un coffre.)
Un coffre!.. [J part. )Sa.ns doute la somme en écus... ces Bretons ça empile. [Haut.) Donnez, donnez, jeune homme !
" La Bavaroise, Pitliiviers.
*' La Bavaroise, Ursule, Pithiviers. 1.
10 HABlï, VESTE ET CULOTTE.
URSULE
Ah ! c'est que... on m'a recommandé de ne remettre ça qu'en mains propres.
PITHIVIBRS.
Les miennes le sont toujours !
URSULE
Ah c'te bêtise!., je veux dire à lui-même !
PITHIVIERS
Il va rentrer! Du reste, je suis son beau-père ! (Le commission-^
nairepose le coffre et sort.)
URSULE
Il est marié ?
PITHIVIERS
Pas encore!... mais c'est chou vert... ça ne peut pas tarder maintenant !
URSULE, à part.
C'était donc vrai !