‹ ThéâtreChapitre 8 sur 381 · L.VMBERT · texte numérisé non relu

L.VMBERT

Elle vous agace, pour s'en faire donner un autre.

ISIDORE, plus animé.

Oh!... Dieu!... Oh!... Dieu!... Oh! ... Dieu!.-.

AiR : Ah! si ma dame rue voyait !

Et vous, fùtes-TOus entraîné?...

LAMBERT

De la façon, mon cher, la phjs joyeuse !

ISIDORE

Quoi, vous-même, à votre danseuse, Avez?...

LAMBERT

Quoi!

ISIDORE

Vous avez donné...

[Il fait avec les lèvres le signe de donner un baisêr.)

LAMBERT, riant.

Parbleu, non ! je me suis gênd î

ISIDORE, scandalisé.

Dieu î... j'en rougis jusqu'aux oreilles I... Peut-on s'abandonner sans frein A des ex,ti-émités pareilles !...

[Avec naïveté.) Et s'en aller avant la fin.

Lambert, vous me trompez ; il n'est pas possible qu'on ose embrasser comme ça une demoiselle... de but en blanc... Oh! LAMBERT, raillant.

Ah! ça, mon cher ami, vous êtes donc né sous un chou?

ISIDORE, trè'i animé.

C'est que... voyez- vous?... si c'était vrai !... [S' animant davantage.) Oh! caserait trop!...

LAMBERT, l'examinant.

Trop quoi?

ISIDORE, avec confusion.

Trop affreux!... non!... vous vous serez trompé... d'abord, papa ne m'a jamais rien dit de tout ça... au contraire... LAMBERT, riant.

La belle raison. Du reste, je n'ai pas mission de vous convertir.

Ç UN bOCTELR EN HERBE.

[Il fait un mouvement pour sortir .] Ah !... avez-vous tini de lire la Physiologie de l'étudiant, que je vous ai prêtée?

ISIDORE

Oui, oui... je l'ai même fmie... trois foie, elle est danimacham- Lre.

LAMBERT

N'oubliez pas de me la remettre, j'en ai besoin... je rentre chez moi. (// rentre dans $a chambre, au troisième plan a gauche).

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