‹ ThéâtreChapitre 90 sur 381 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

Chez Ursule. Une chambre au 3™« étage. Porte et fenêtre au fond ; à gauche de la porte, une cheminée avec du feu. — A gauche, un cabinet et un métier de brodeuse. Une cage avec un sansonnet dedans^; chaises, etc.

scEin: X.

URSULE, seule. Elle écrit une lettre sur son métier à broder^ et le costume breton est étalé près d'elle sur une chaise. C'est bien décidé ! Ah ! Savoureux ! j'en ai gros sur le cœur ; mais TOUS payerez tout ça ensemble... et puisque je tiens votre costume, je le renvoie à "votre oncle, en Bretagne, et je l'instruis de vos procédés louchant son cadeau !... Une fois que vous n'aurez plus de dot, et que vous serez gueux comme un petit Saint-Jeen, personne ne voudra plus de vous... personne que moi... qui serai peut-être encore assez faible pour... Air : Fioretta.

Lui garder ma tendresse Quand l'ingrat me délaisse ; Quand il s'conduit comme un vaurien ; C'est un tort, mais je n'y peux rien.

Ah! faibles femmes que nous sommes, Oui, nous en passons trop aux hommes.

J'veux haïr celui-là, Mais tout à coup voilà Certain tic-tac qui me dit là :

Ton Savoureux te reviendra.

Le voilà.

Le voilà, Qu'c'est donc bêt' d'aimer comme ça,

Ah! Ah!

Qu'c'est donc bêt' d'aimer comme ça I

{Pliant sa lettre.) Ah ! j'allais oublier... [Elle tire un papier de sa poche et le glisse dans sa lettre.) C'est drôle, je chéris Savoureux qui me rebute... tandis que monsieur F'ambart,qui m'adore k ce point qu'il parle toujours de me battre... je ne peux pas le sentir !... C'est pourtant un bâtonnier bien distingué... [Tout en parlant, elle plie le costume et en fait un paquet.) Maintenant, portons ce paquet à la diligence, et ma lettre a la poste i... [Elle va porter son paquet dans le cabinet ; on sonne à la porte.) On sonne !... 0 Dieu ! pourvu que ce ne soit pas Flambart !.,, {J^lk va ouvrir,)

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