ACTE 1, SCENE Y[. il
PATÉ.
Vraiment?
BOUDINIER.
Oui, oui...
PATÉ.
Garçon, mon café.
BOLDIMER, continuant.
Une polite ouvrière en .. je ne sais quoi. .. qui venait tous les samedis rapporter son ouvrage chez un commissionnaire en marchandises... de mes amis.
AIR : Soldat français.
Je lui faisais un œil... américain,
Avec succès, oui, j'entrais en campagne,
Je n'avais plus, séducteur inhumain,
Qu'à prononcer les mots : bifteck... Champagne.
Mais, au moment, je devins tout craintif,
Quand je me vis, en songeant à ma femme,
Dans mon contrat, pour un mauvais motif.
Tout prêt, hélas! à plonger le canif
Soudain, je fis rentrer la lame.
Et je revins près de ma femme.
PATÉ.
Jobard, val... Est-il possible que tu sois aussi Joseph que ça!...
BOUDIXIER.
Dame! écoute donc... la tranquillité du ménage avant tout!... PATÉ, voyant Boudinier prendre un morceau de sucre et le tremper dans le petit verre.
Qu'est-ce que tu fais donc?...
BOUDINIER.
Un canard...
PATÉ.
Vois-tu, il y a moyen de tout concilier... On peut avoir le plaisir dehors et hi paix chez soi...
BOUDIKIER.
Oui, quand on a, comme toi, sa femme à Soissons...
PATÉ.
Je ne dis pas... ça tranquillise; mais ça ne m'a pas empêché, avant son départ, de faire la connaissance d'une charmante petit» blonde. . . une brunisseuse. . . je te la ferai voir.
BOUDIMER.
Non... oh! non... ça me donnerait des idées... qui élonneraieEt ma femme.?.