ACTE I, SCÈNE XII
MOMBRISON.
Il ne me reste plus qu'à prendre une voiture à l'heure...
MADAME BOLDINIEPx, à part.
C'est lui... c'est bien lui!...
MOMBRISON.
Età me rendre chez mes cinquante-trois individus... dont voici la liste... [H déploie un papier.) Numéro un : Monsieur Boudinier, rue Grenetal, n» 38.
MADAME BOUDINIER.
Du tout... rue Saint-Paul, n° 27...
Mo.vTBRisoN, sc retournajit.
Ma sœur!...
MADAME BOIDIMER.
Mon frère!...
MONTBRisox, Vcmbrassant.
Chère Virginie... est-ce heureux que je te rencontre!... figure-toi que j'ai maladroitement brûlé ta lettre... cl que je me disposais à te chercher de Boudinier... en Boudinier...
MADAME BOUDINIER, r/a??^
Mais c'était un voyage..- toi-., à Paris!... je n'en reviens pas. .. et depuis quand?
MONTBP.ISON.
Depuis ce matin, et en congé de semestre...
Et tu ne m'as pas prévenue que tu allais revenir en France...
MONTBRISON
Je voulais te surprendre... par mon arrivée-., et mon nouveau grade... Regarde donc mon imiforme.
MADAME BOUDINIER.
Je ne m y connais pas... tues?...
MONTBRISON
Capitaine... depuis la dernière promotion...
MADAME BOUDINIER.
Capitaine !... quel bonheur 1...
MONTBRISON
Mais sais-tu que de ton côté lu es devenue plus jolie que jamais!... 2is-tu bien heureuse en ménage?
MADAME BOUDINIER.
Oh! oui...
MONTBRISON
Tu n'as rien à désirer... allons, tant mieux!-.. Ah ! ça , j'espère '<\ue tu vas me présentera monsieur ton mari...
MADAME BOUDINIER.
Tujoues vraiment de malheur, mon pauvre Hector!,.. BoudinitT • ientde partir à l'iri-fant même pour Orléans.- ■
MONTCUISON.
Allon?, bien-., j'aurais étc si cncliant6(le faire sa connaissance...
MADAME BOLDINIER.
Mais il revient demain...
MONTBRISON. ''
Ah!... [Ré/léchissant-] Ehl mais... aujourd'hui, alors, tu es libre .• tu esta maîtresse...
MADAME BOUDIMER, riant.
C'est le mot ; quand mon mari est là, je suis le maître...
MOXTDRisoN, rianU Cane m'étonne 'pas... Eh! bien, ma chère petite Virginie, nous al]ôns passer la journée ensemble.
MADAME EOUDIMER.
De tout mon cœur î
MONTBRISON
Tu auras l'honneur de donner le bras à un capitaine.
MADAME BOUDINIER.
Quel plaisir !... moi qui n'ai jamais donné le bras qu'à un chapeau chinois 1... c'est avec cet inslruinent-la que mon mari monte la garde.
MONTKRISOX.
Bonne petite sœur, va !... (// frcnd les deux muins de madame Boudinirr, les lai serre alfeclueusement, puis Vembra<ise sur le froul.)