ACTE H, SCÈNE XVIli. 5J
CLÉMENTINE, baS.
Cléinen Une.
MONTBRISON
Mademoiselle Clémentine à souper.
MADAME BOLDINIER.
Ce matin? j'y suis maintenant.
CLÉMENTINE, à part.
Eh bien! elle est plus avancée que moi. .
MONTBRISON
Et la joie de te revoir m'avait fait oublier un rendez-vous que j'avais pourtant sollicité... Je devine que Mademoiselle nous à suivis... ( à Clémentine) n'est-ce pas ?
CLÉMENTINE-
Oui, oui...
A SU que nous soupions ensemble, et la jalousie a l'ait le reste... (.4 (7/emerï/îne.) N'est-ce pas?...
CLÉMENTINE
Oui, oui..-
BOUDINIER.
Ah î la jalousie, quelle affreuse passion ! . ..
MADAME BOUDINIER.
Ainsi, Mademoiselle ne connait pas mon mari ?. .. CLÉMENTINE, désignant Boudiiiier.
Votre mari?... est-ce que c'est ce vilain-là? je ne l'ai jamais vu...
BOUDLMER, à part .
Ouf...
MADAME BOUDINIER.
Mais ce nom de Jules...
MONTBRISON
C'est mon nom de guerre.
MADAME BOUDLMER.
Mais cette lettre d'Orléans ?...
BOUDLMER.
Je l'ai fait mettre à la poste là-bas, afin de pouvoir t'épier sans te donner de soupçons...
MADAME BOUDINIER, a Monthrisou.
Mais, monsieur Pâté devait donc être des vôtres... puisquil est venu?...
PATÉ.
Ah ! Madame.. . pouvez-vous penser !. .. je ne mène pas cette vielà, moi, c'est le hasard qui... que...
MONTBRISON
Palél... qu'est-ce qui s'appelle Pâté?. ..
PATÉ.
Moi! Monsieur...
MONTBRISON
Ah ! vous voilà donc, drôle?...
PATÉ.
Monsieur, que signifie?...
MONTBRISON
Ah! faquin, c'est donc vous qui m'avez volé ma voiture ce matin?...
BOUDI^•IER, à part.
Allons, bon !
PATÉ.
J'ai volé une voiture, moi !...
MONTBRISON
Ce n'est pas vous qui êtes monté dans une voiture que j'avais retenue... qui avez fermé les stores, refusé de descendre... et jeté votre carte que voici?...
PATÉ.
C'est bien la mienne...
Vous en convenez donc'.... Eh bien. Monsieur..! votre heure, vos armes...
MADAME BOUDI^'IER.
Mon frère!...
CLÉMENTINE
Monsieur Tofficier...
BOUDINIER, bas.
Tu es un homme mort. Je vais tâcher de te tirer de là.
MONTBRISON
Eh bien. Monsieur...
BOUDiMER. très-dégagé.
Allons... allons, Monigrison vous lui pardonnerez, quand vous saurez... une voiture est souvent bien utile... quand on craint d'être surpris par sa femme.
MONTBRISON, Comprenant. '
Ah:
MADAME nouDi.MER, se rapprochant.
Plait-il ■.'
PATÉ, à Bcudinier.
Qu'est-ce que tu dis donc là ?
BOLDiMER, le repoussant.
Tais-toi, j'arrange ton affaire...
MO.NTBRISO.N.
Comment, c'était un mari en bonne fortune?
Mon Dieu, oui... mais il n'y a vraiment pas de quoi foucMi^r un
AiTE II, SCÈNE XVIII. 55
chat... un premier coup de canif dans le contrat., et encore, il ne fa pas donné... quoique le gaillard en ait eu diablement envie.