RENÉ, FLORINE. CHAIEAU, FRONSAC
RENÉ, saluant.
Monsieur le duc. {Bas à Florine.) Eh bien ! mademoiselle?
FLORINE
Eh bien! monsieur, il me semble que l'orage s'apaise... n'est-ce pas , monsieur le duc ?
FRONSAC
Qu'il me fasse des excuses convenables, et nous verrons.
FLORINS, suppliant le jeune homme.
Monsieur René t
CHATEAU
Monsieur, vous le devez...
RENÉ
Mais j'ai déjà eu Thonueur, monsieur le duc , de vous exprimer le vif regret que j'éprouve de mon emportement ; les bons offices dont me comble monsieur le maréchal de Richelieu m'obligent, envers tout ce qui lui tient, a un respect dont je suis inconsolable, monsieur le duc, de m'être écarte envers vous.
FRONSAC
Est-ce tout? Voilà des excuses qui pourraient être bonnes entre égaux, monsieur...
J'éprouve à vous les faire, monsieur le duc, autant de confusion que 31 j'avais Vhonneur d'être votre égal. FRONSAC , pirouettant sur ses talons, et apercevant dans lu galerie un exempt et des gardes.
Ma foi ! voici monsieur qui arrive à propos pour vous mon-
trer le cas que j'en fais. (// s'assied, et l'Exempt paraît au fond.)
FLORINE
Mais que vous faut-il de plus , monsieur le duc ?
FRONSAC
Qu'il avoue que sa conduite a été d'un fat , voilà tout. RENÉ, ému.
Monseigneur, j'aime mieux renoncer a votre bienveillance qu'à votre estime. [A Florine.) A.dieu, mademoiselle, et merci... (Bas.) Dites-lui, puisque vous le connaissez... que je suis heureux de souffrir pour elle , et...
FRONSAC, toujours assis.
A-t-on fini de s'attendrir là-bas? Monsieur l'Exempt, faites votre office. [L'Exempt fait un pas quand Richelieu renlre donnant la main à la dame voilée. — Moment de silence.)