ACTE IV, SCENE IV
C'est ce que je ne puis faire moi-même , ma chère enfant ; mais un autre va s'en charger.
MARIE
Un autre ! [René entre du fond.) René !
RENE
Marie ! dans cette maison ! C'était donc vrai î
FLORIXE.
Nous n*avons pas le temps de nous étonner... Emmenez-la vite, monsieur René.
RENÉ
De quel droit ferais-je violence à la volonté de mademoiselle? elle est venue ici de son plein gré, il j aurait cruauté à Ten arracher malgré elle.
FLORINE
De grâce !
MARIE
Vous avez raison, monsieur René ! laissez-moi , abandonnezmoi; mon cœur avait besoin d'une grande douleur pour se pardonner , c'est vous qui me l'apportez; merci, et adieu.
FLORIXE.
Au nom du ciel! vous nous ferez surprendre !
RENÉ
Marie , vous êtes sans pitié ; vous me voyez accablé par une apparence horrible... Je ne demande qu'un mot de vous pour croire que mes yeux me trompent, et ce mot vous mêle refusez.
Mais vous vous perdez tous les deux î
CHATEAU, en dehors.
C'est impossible, monsieur le duc.
MARIE
Mon oncle ! mon Dieu ! . . .
FLORlNE.
Là !... nous voila bien I Cachez-vous vite ! [Elle la pousse dans lacharnbre à gauche.)