SCENE IX
JULIO , PASCARIELLO, puis LE DUC. {Julio etPascariello se regardent en riant.)
PASCARIELLO, pOUffoM.
Pouh!...
JULIO, de même.
Ah ! mon ami, quel service tu m'as rendu !
PASCARIELLO.
Sans m'en douter... Croyez donc aux dévotes... quand e}les sont jolies ! Ah ! la sainte n'y touche...
JULIO
Sur ta tête!... Garde-toi!...
PASCARIELLO.
Ma tète!... Ce n'est pas la mienne qui est enjeu. Dieu mer-
* Julio, Lucrezzia, Pascariello.
ci!... Du reste, sois donc tranquille... Je n'ai pas envie de me brouiller avec la police. [A lui-même.) Je suis trop heureux!... On m'a promis une réponse pour demain ! JULIO, rouvrant sa lettre.
Et ce billet que je n'ai pu achever...
PASCARIELLO.
Encore un !...
JULIO, Usant.
« N'allez pas à la Chiaïa, cette nuit; et si votre liberté vous » est chère...» [S interrompant.) Toujours cette phrase éternelle que me répétait lady Hamilton. C'est unique !.. {Lisant ) a Croyez » une amie qui ne vous trompa jamais !...)) (// regarde le hilkt.)
PASCARIELLO.
Devines-tu la main mystérieuse?... {Le Duc paraît au fond, traversant le théâtre et regardant la fenêtre qui est éclairée.)
LE DUC, à part.
Le signal convenu ! (// disparaît.)
JULIO
Là... à mes pieds... Il n'y avait qu'elle... ce ne peut être qu'elle... lady Hamilton!
PASCARIELLO.
Ah bien! oui!.... si tu savais comme elle te traite!.... Elle t'exècre!..
JULIO
Un masque... comme les principes de la baronne!., qui a failli m'arracher les yeux... par excès d'amour !.. Je le saurai du reste... jy'allez pas à la Chia'ia... cela veut dire : Allez-y... C'est un rendez-vous donné... et j'irai... {A Pascarillo.) Veuxtu m'accompagner?..
PASCARIELLO.
Pour prendre ma seconde leçon? Ma foi, oui... ça mefoimea vued'œil...