‹ ThéâtreChapitre 359 sur 462 · ACTE I, SCENE XL · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE XL

Je voulais le prier de ménager madame votre mère. J'ai bien couru... Je iuis arrivé trop tard !

BENJAMINE

Ma mère ne sait rien.

RAYMOND

Le noiôire est là.

THÉRÈSE

C'est lui que nous venons de voir avec Ducroc.

Comment faire pour cacher cette horrible nouvelle ?

RAYMOND

Je cours auprès du commandant.

BENJAMINE

('h ! merci, monsieur. . Par \h, par là... Prenez la petite allée, elle abrège. (Raymond sort.) Ma sœur ! ma sœur! du courage... Si ma mèry allait venir?.., , • - • '" ■

THÉRÈSE. - il ■iii.-H ijJ ..•• 'Jii

Tuas raison... oui... La voiià ! j; ^vjimob iA moq e^ii«>«;ii!'i

Les Mêmes, la baronne, i^rnsp-NOl^ ^'"^'^j^

-> •-; ■^" *'-^'-''' ' ^Ia 'BARONNEr ■■'''''■''"''■;;;; \;*;:*'^';^, Cette enfant est délicieuse dans s-oin jargon et sa'V^fve-b'î*^-' tonne ; elle m'a fait rire malgré moi; rire au milieu, de B^es larmes... Eh bien ! qu'y a-t-il?... " '^^'^"'

* " ' LA BARONNE

OÙ allez-vous?... Vous me rèpôusilez?... .,

BENJAiBÏNË. • "^-'•' ^■'■- •-^t.V.Iio/

Non... Mais... j '■■'^-

LA BARONNE

Mais quoi?... . .-m si ^ .!-/>[

j.,^ :; BEm'/^imR^j -.iÀ{ L'inox " li'iJp ^^-i-;^

Renitons. nDoisd *;! ijj(q ot5'>j yb (uoo

,., !,,.;.,, I LA BARONNli ^''P "ï^^-q .^11^601 JJtiOVDOfl

JlîlaisÛiy:^quelqiie chose... . ^sJnioi ïhibiu g ^lol-imi'! f^i

Je t'assure... . ,;: j

Les voilà qui viennent ! ,,•-,;, f ;,

LA BARONNE

Qui?...

THÉRÈSE

Ma mère, ceux qui ont acheté Grantier !

LA BARONNE

Acheté Grantier!.. . Le château èsi vendu ?...

LE NOTAIRE

Oui, madame.

LA BARONNE

Et les délais qu'on m'avait piomis?... Quoi! mes enfants, il faudrait quitter cette maison ?...

LE NOTAIRE

Sous yingt-quatre heures, madame... (Jl lui tend Vacte de vente.)

LA BARONNE

Messieurs, c'est bien... Grantier a été vendu ; je ne suis phis chez moi. Je m'en irai, messieurs, je m'en irai. [Avec larmes.) Où irai-je, mes enfants ? la maison de votre mère est h un autre !... La maison où vous êtes nées, où votre père nous a embrassées pour la dernière fois... P.srdon, messieurs; cela ne vous regarde pas... Il faut céder la place dans vingt-quatre heures !... Eh bien.! oui ; je vous réponds que dans vingt-quatre heures l'ancienne maîtresse du château de Grantier ne gênera plus personne.

Ma mère !..

Ne dites pas cela.

THERESE

Page 1