BENJAMINE, JACINTHE
JACINTHE
Vous avez besoin de moi, mademoiselle?
Oui, Jacinthe... Tu nous aimes, n'est-ce pas?
JACINTHE
Oh ! vous le savez bien, et vous le saurez mieux encore plus tard.
BENJAMINE
Bonne Jacinthe !. ..Ainsi, si Ton te confiait quelque chose.-..
JACINTHE
J'ai l'habitude de garderies secrets.
BENJAMINE
Écoute donc...
JACIhTHB.
Des deux oreilles.
BENJAMINE
Ma soeur va remonter tout à l'heure, quand notre mère sera couchée.
JAClXTflB.
Bien.
BENJAMINE
Elle te demandera où je suis ; tu répondras que tu n'en sais rien ; mais que je vais reyeriir.
JACINTHE
Bon.
Alors, elle rentrera chez elle, et toi tu resteras ici.
JACINTHE
C'est facile!
BENJAMINE
Bientôt tu entendras frapper trois coups au mur.
JACi>1HB.
Tiens ?
BENJAMINE
Tu n'auras pas peur?
JACINTHE
Jamais!
BENJAMIXB,
Et s'il y avait ici ma mère...
JACINTHE
Puisqu'elle sera couchée...
BENJAMINE
Ou quelqu'un d'étranger, tu n'auras pas l'air d'avoir entendu,
mais si tu es seule, tu répondras aux trois coups par trois autres, frappés là, dans la hoiserie I
Jacinthe.
Après !
BENJAMINE
Après !.. tu tVii iras bien vite, et si tout le monde dort dans la maison, tu te coucheras comme tout le monde.
Voilà qui est convenu !.. c'est tout ?
BENJAMINE
Oui î ah ! développons ce paravent. (Jacinthe développe le paravent de façon à masquer la porte secrète.) Bien... est-ce que tu n'entends pas du bruit dans l'cicalier ?...
JACINTHE
U Yoii do M*« ilQraiidol,.. {i;iiç çcçutç ^i\$ (ç^cali^.)