SCENE III
Les Mêmes, LE COLONEL DUMESNIL paraU au milieu de la tranchée, Vépée à la main, et soutenant un blessé.
TOUS
Le voilà !... [On s^empresse autour de lui; on prend de ses mains le blessé.)
LE GÉNÉRAL
Colonel Dumesnil, toujours le même !
64 LE CHATEAU DE GRANTIEll.
Mon général, est-ce que je pouvais laisser tuer ce pauvre diable?
LE GÉNÉRAL, examinant SCS hahits.
Eh ! mais, ils vous ont criblé... Vous n'avez pas de blessure?
MARCELLIN
Mon Dieu, non, général...
LE GÉNÉRAL
On dirait que vous le regrettez?
LE SERGENT
En voilà un chef !
CABRY, avec orgueil^ aux soldais.
C'est mon pays I
LE GÉNÉRAL
Qu'alliez-vous faire aux ouvrages extérieurs?... c'était bien imprudent...
MARCELLIN
Me convaincre d'une chose , mon général, et j'en suis convaincu.
LE GÉNÉRAL
De quoi?
MARCELLIN
D'un piège qu'on nous tend.
LE GÉNÉRAL
Expliquez-vous.
J'ai encore besoin d'une épreuve... Permettez-moi, général...
LE GÉNÉRAL
Faites.
MARCELLIN, ùu Sergent du génie.
Sergent, amenez-moi le factionnaire qu'on a relevé il y a deux heures, au poste de la galerie.
LE SERGENT
Numéro quatre !
CABRY.
Présent.
LE SERGENT
Avance à l'ordre.
MARCELLIN
Arrive, mon garçon.,. Ahl c'est une ancienne connaissance... Bonjour, Cabry.