‹ ThéâtreChapitre 397 sur 462 · ACTE III, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE V

LE COLONEL

Eh bien 1 qu'y a-t-il ?

MARCELLIX.

Rien, rien !

LE COLONEL

Je crois que ce sera un joli coup de main ; qu'en dites-vous , Dumesnil?

MARCELLIN

Vous n'êtes pas dégoûté ?

MORANDAL.

Ah !.. qu'est-ce donc?

LE COLONEL

Tenez, mais \?arcellin va vous expliquer cela mieux que personne, c'est lui qui a conduit les ouvrages. MARCELLIN, ùu Sergent.

Sergent I (// lui donne des ordres à voix basse, et les hussards éloignent tous les soldats vers le fond ; les colonels se rassemblent.)

MORAKDAL.

Eh bien, colonel ?

MARCELLIN

Le bastion est miné, messieurs, l'assaut sera très-meurtrier.

MORANDAL.

Ah !...

MARCELLIN

Mais j'ai dit là-dessus ma façon de penser au général Raimbaut, et je m'étonne qu'il ne m'ait rien fait répondre. {On entend au dehors battre aux champs, un colonel va regarder vers la droite.)

LE COLONEL

Le voilà qui arrive !

LE GÉNÉRAL, entrant.

Bonjour, messieurs; mon cher colonel, j'ai présenté votre observation 2U général en chef.

MARCELLIN

Et il a persisté ?

LE GÉNÉRAL

J'ai besoin, m'a-t-il dit, d'occuper là toute une batterie et deux régiments anglais qui me gêneraient pour marcher en plaine... , C'est une nécessité douloureuse !.. mais je coniple assez sur la valeur des troupes, et les sages mesures du colonel DumesniL

MARCELLIN

Très-bien !

LE GÉNÉRAL. I

Ainsi, messieurs, commençons par faire la répartition des conlingfnts que fourniront vos 'brigades. Combien faut-il d'homme?, colonel?

MARCELLIN

Le moins possible!... mon général.

LE GÉNÉRAL

Vous avez raison !

MORANDAL.

Il me semble au tontraire, mon général, que vous ne commencez pas par le commencement.

LE GÉNÉRAL

Morandall... mon brave ami... toi ici!... viens que je tVmbrosse !... Ah ça ! on en revient donc du désert?

MORANDAL.

11 paraît.

LE GÉNÉRAL

Tu verras peut-être, qu'à l'armée du Rhin, il fait aussi chaud qu'aux Pyramides!... Mais ne disais-tu pas que je commençais par la fin y

MORANDAL.

Sans doute!... Vous avez h nommer d'abord le colonel qui commandera la colonne.

LE GÉNÉRAL, h lui-même.

Ah ! diable ! le colonel qui sera infailliblement tué.

MARCELLIN, baS.

C'est embarrassant, n'est-ce pas, mon général?

LE COLONEL, à lin autre.

Dumesnil a parlé bas au général, le voilà déjà qui intrigue.

M0R.\NDAL.

Eh bien?...

LE GÉNÉRAL

Je me consulte.

TOUS

Général...

MORANDAL , à Ull ColOUel.

Hein ! quand je disais qu'il réfléchirait! .. Il a peur de faire des jaloux !

LE GÉNÉRAL

Ma foi, messieurs, c'est très-difficile.

MORANDAL.

Pourquoi donc? Choisissez celui que vous aimez le mieux...

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