ACTE IV
Le cabinet du baron de Grantier. — Même décor qu'au deuxième acte.
LA BARONNE, LE DOCTEUR, sortant de la chambre de Thérèse.
Ainsi, docteur, vous trouvez Thérèse mieux portante ce malin ?
ALBEiiTiN, avec une petite fiole a la main, bans comparaison, madame. La maladie s'obstine en vain,
nous la vaincrons. Thérèse, depuis longtemps, ne dormait qu'à force de soporifiques... et elle a reposé tranquillement cette nuit sans avoir fait usage de mon laudanum.
LA bakonne; Vous rappelez-vous ce que je vous disais ici, il y a un mois? Cette enfant-là est ou sera malade. Avais-je raison? Elle est tombée malade le jour même, après le départ de son mari. (La Baronne au docteur qui va vers V armoire vitrée qui est au fond au milieu.) QUé faites-vous là?
AUBERTIN
Je serre dans la pharmacie ce flacon de laudanum qui, Dieu merci, va devenir inutile ; elle en a pris assez, plus qu'elle n'en prendra.
LA BARONNE
Croyez-moi... je vois clair, bien qu'on cherche à m'aveugler! Puisse-t-elle guérir de tout ce qui la rend malade I AUBERTIN, allant à la Baronne.
Mais... si elle se lève, si elle se distrait, le soleil, l'air et l'exercice l'auront bientôt sauvée...
LA BARONNE
De son chagrin ?
AUBERTIN
Comment?... de quel chagrin?... {Entrée de Benjamine venant de chez Thérèse.)
Oh! elle en a... elle en a, vous dis-je; et Benjamine aussi l
AUBERTIN
Par exemple I . . .