CABRI
J'ai eu trop chaud, ça m'a coupé les fièvres.
JACINTHE
Eh bien! prends-moi une faux, une fourche, un gourdin, et tiens-toi là, derrière en faction ! [Elle lui indique la fontaine, ^
CABRY.
La consigne !
JACINTHE
Tout ce qui sortira de Ik, tombe dessus sans pitié.
CABRY.
Oui, mon caporal! [Il s' éloigne.) JACINTHE, prenant une fourche qui est cachée derrière la colonne. Et moi à Vautre porte ! Enfin I nous allons rire ! SCENE III.
MORANDAL, entrant par la droite avec le notaire qui vient s''asseoir près de la table et dépose un sac d'argent. MORANDAL, allant à Jacinthe.
Jacinthe! Eh bien, ce fameux trésor?
JACINTHE
Ça chauffe, monsieur Morandal, ça chauffe, je ne vous dis que çdi.^Elle se sauve.)
MORANDAL.
Pauyro fiH«! tandis qu'elle court apr^s sou tïésor imaginairo
j'en ai trouvé un, moi, qui, plus sûrement et plus vile surtout, arrachera malgré elle, cette digue baronne à la misère. [Au Notaire) Mon ami, vous avez rédigé ce procès-verbal de la déclaration que m'a faite Jacinthe, hier soir?
LE NOTAIRE, lui donnant un papier
Le voici, mon colonel.
MORAND al, lisant.
« Laquelle a déclaré tenir de feu monsieur le baron de Gran» » tier qu'une somme considérable ou trésor était cachée dans M un caveau du château. » Très -bien! Maintenant vous avez mis le château en vente ?
LE NOTAIRE
Oui, monsieur... Quoi ! votre maison ne vous plaît plus ?
MORANDAL.
Non, je m'y ennuie... Avez-vous réalisé les fonds que je vous ai confies depuis deux ans ?
LE NOTAIRE
Les voici : cinquante mille francs en or, cinquante mille eu valeurs sur l'Angleterre.
MORANDAL.
Merci. Le docteur Auberlin est prévenu?
LE DOMESTIQUE, entrant par la pot'te de droite. Monsieur le docteur Aubertin!
MORANDAL.
Pas un mot de ceci... Au revoir !... [Le Notaire sort par le parc.)