SCENE Vîl
LES MÊMES, BROUSSEL, en robe déconseiller au parlement ,
BROUSSEL. à Clolilde, qui lui tient le bras. Mais non, mais cane se peut pas!... (.-1 Fosseuse.) Ali! c'est vous... je vous ai fait attendre... me voilà prêt... FOSSEUSE, voyant son costume.
Ah! très bien!-., venez, ces messieurs vous attendent!-..
CLOTILDE
Mon père, je ne vous quitte pas.
BiîOUSSEL.
Mais, mon enfant, c'est impossible ! Figurez-vous qu'elle veut venir avec moi... dans une réunion d'officiers.
FOSSEUSE-
Ah ! votre présence m'y ferait bien des jaloux ! . ..
CLOTILDE
Mais, mon père, vous savez...
BROUSSEL
Je sais, je sais que cela n'a pas le sens comniun.
FOSSEUSE
Quoi donc?..-
CKOUSSEL.
Oh! des idées déjeune lille... c'est absurde ! Reste ici, je te rejoindrai...
FOSSEUSE
Dans un instant, je vous rends noire cher conseiiier 1 [Bas à Navailles.) Va donc!...
NAVAILLES
Oui... tout de suite... (// remonte.)
Venez, monsieur Brousse!, je vais vous annoncer... [Saluaîit-) Mademoiselle ! (// sort par la droite.)
CLOTILDE, se cramponnant au bras de son pcre. Mon père! mon père, ne me laissez pas seule!-..
BROUSSEL
Mais...
CLOTILDE, frappant du pied.
Mais...jeno le veu.Kpas!
BROUSSEL, apercccant XavaiUesqui va pour sortir par la gauche.
Ah! [courant à lui) Barnabe !.-. {Xacailles continue à marcher ■ Broussel le prend par le bras et le ramène.) Mais reste donc!..'
* Is'availles, Fosseuse, Broussel , Clotilde.
diable de sourd:... (A Clotiïde.)l\ restera ici... près de foi. . il ïi'est pasgèngnt, lui !...
NA VAILLE, à part. * Ociel!..,
CL0TILDE5,
Barnabe 1
BUOUSSEL, le faisant tourner de son côté. Tu vas rester ici... {Faisant des signes-) Ici'... tu vas rester*..» rester!...
NAVAILLES
Hum! hum !
BROL\«;sEL. faisant des signes- Vf ici mn fille... n a fiile à n:oi... (jui ?uis ton fcre!... [emhrassont Clotilde)\o'\è-[u\.. }'i:\ le rroil.... lent que je vfux... c'est ma fille... Je sors... (H lui montre ta porte.) 11 comprend! ?; A vaiii.es Hum! hum '... (7/ va pour sortir )
BBoussEL, le retenant.
Mais non!... il ne compiend pas... ce n"e?t pas toi... c'est moi qui sors!... {Des signes.) M i !... moi!... là-bas !... ma fil!e...ici!... Veille surel'e... je la confie à ton honneur... (forçant les signes) à ton honn(Mir!... à ça, à ça, à *:auche! (// lui touche le cœur. — Lui nicntrant une chaise. ) À^sieds-toi... là... là!... As>ieds-toi é(mc\-.. [Se retournant vers Clotdde.) 11 comprend très bien en faisant des si;:nes...
(Pendant que Broussel parle à sa fille ^ Xavailles prend la chaise qui est près de la table, et la pose derrière BrousseL
NAVAILLES
Hum!... hum!...
BROUSSEL, sentant la chaise derrière ses jambes.
Maisnon... non!... toi... toi, assis!-., f// le fait asseoir de force.) II y est!... [Avec des signes } Reste... ne la quitte pas .. iyavailles tire son pain et soncouieau de sa poche.) CeA ça-., mange!... C'est étonnant !.. il a de l'intelligence !... mais je ne peux pas lui parler sans être en nage!... Toi, mtn enfant, reste ici... brode... chante...
CLOTILDE
Oui, monpère. oui... je suis tranquille...
BROLSSEL.
Regarde le camp... hein î... quelles belles troupes* ça donne du cœur, de l'audace !... Pourvu que l'armée du roi ne vienne pas nous attaquer ... [Se retournajit .) A bientôt, mon enfant!
CLOTILDE
A bientôt, mon père!...
BROUSSEL, revenant.
Je ne crains plus qu'une chose. •■ c'est que l'arniée du roi ne
* Narailles. Brou??el, Clotilde,