‹ ThéâtreChapitre 439 sur 462 · I F MARIAGE AL MIROIR · texte numérisé non relu

I F MARIAGE AL MIROIR

ZOÉ, à part.

Pauvre sœur! {J Nancitc qui mange qucJquea grainfi de raisin.] Mnis dis donc. . c'est pour peindre... ce n'est pas pour mnpfîor. ^A^ETT^.

Ah ! . . . {EUe remet sa corbeille sur sa tête.)

ADÎIE.

Jp serai rentrée quand ton prétendu viendra. . .

ZOÉ

Hercule ! ne le gêne pas pour lui. . .

ADÈLE

Oh ! non. . . Mais mon mari m'a recommandé d'être là. . . et il csl aujourd'hui de si mauvaise humeur ! . . •

ZOÉ

Aujourd'hui? Tu es bien bonne! Depuis ma sortie du couvcni, depuis deux mois, je l'ai toujours vu ainsi. ADÈLE, bas.

Tais-toi donc. . . devant cette petite î . . . {L eiyihrassant .) Adieu, je te retrouverai au jardin. . .

Oiiand j'aurai renvoyé Nanelte. [Adèle sari par le fond.) SCÈNE II.

ZOi:, NANETTE.

N AN El TE.

rn avance-l-il, Manizelio 1

ZOÉ

Je lions ton nez.

NANETTE, quittant sa position.

Ah ! bien, alors. . . vous n'avez plus besoin. . .

Tu t'ennuies donc?

NANETTE

Oli î non. Mamzelle. . . mais. . . c'est que. . .

ZOÉ

Jean Faillou l'attend, n'est-C(; pas? Ce rcndtz-vons qn'il te demandait hier soir. . . derrière le grand acacia rose. • • NANETTE, VU peu interdite.

Comment, elle était ici. . . et elle a vu ?. . .

ZOÉ

Quand il t'embrassait si bien . . •

NANETTE

Oh ! je m'défendais, Mamzelle î

ZOÉ

Pas trop. Et quand vous mariez-vous?

N VNETTK.

Jean Failkni voul (\i^o rn snil foit à la ^niiif->rni lin.

SCEjNE II. o

Ali î il veut ?

N A NETTE

Oui, Mamzelle, il s'est fourré ça dans la lèle; et, voyez-vou>. c'est pire que l'oiulet d'mon oncle, c'qu'il a dans la lêle, il nia pas dans le pied. Après ça, il a bien ses raisons : comme il est jardinier d'son état,

Am : Vaudeville du premier prix, ■ Dans l'été, sa besogne est belle, Mais l'automne vieiit d'arriver ; Et dans l'hiver, il dit, Mamzelk-, Qu'il n'a plus rien à cultiver.

Comme il a le cœur à l'ouvrage, Et que pour lui le temps est cher, Il voudrait entrer en ménage, Afin de s'occuper l'hiver.

ZOÉ, à yanette, qui mange un [rail.

Eh bien ! dis donc, dis donc. . . encore?

NA^LTTE.

Damî puisque ce n est plus pour peindre, c'est pour. . .

ZOÉ

Mais non, remets-le donc sur la lête.

NAr.EiTE. (Elle reprend la pose.) Ah !.. y a encore besoin ?..

ZOÉ

Certainement ! . . . Ah !.. . Jean Faillou est si pressé que ça ? Eh bien! tant pis pour toi!

NANETTE

Pourquoi donc, Mamzelle ?

C'est que si lu avais attendu quelque temps, jusqu'à ma majorité par exemple, . . comme tu es ma sœur de lait, j'aurais pu le mettre à la tète de la petite ferme que j'ai en Bourgogne. NANETTE, joijeuse.

Moi, Mamzelle, j's'rais fermière?

ZOÉ

D'ailleurs, qu'esl-ce qui te presse? IN'es-lu pas heureuse chez ion oncle ?

NA>'ETTE

Ah ! oui

ZOÉ

Jean Faillou n'est-il pas près de toi galant, aimable?

NANEÏTE.

Ah ! oui.

ZOÉ

Ne ti». (lit-il pas toutes sortes de jolies choses qui te réjouissent le cœur?

>A>ETTL.

Ah ! oui.

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