‹ ThéâtreChapitre 45 sur 462 · REFRAIN · texte numérisé non relu

REFRAIN

Mon sang se glace Dans mon cœur !

Bon ange, grâce,

J'ai peur î

Bien peur !

NAVAiLLEs. frappard arec son couteau.

Celui qu'on te donne pour mari est un Iraitre qui vend ^n pays à l'étranger... Elleécoute, regarde autour d'elle.) A lEspagnel... ci.OTii.DE. reportant les yeux sur Navailles. Ah :... [Elle court a lui. le prend par le bras et le fait retourner. — Il la regarde, la bouohe pleine et d'un air hébété.)Tu n'as rien vu... rien entendu?... [Il ne parait pas comprendre.)

NAYAaLES.

Hum : hum ;... (// mange et se lève.)

CLOïiLDE. passant prés de la table.

Pauvre garçon... il ne voit rien... il n'entend rien... mais je suis bien sûre... [Écoutant.] Non... oh! c'est ma tète qui se perd.-. {Elle reprend sa mandoline.) *

NAVAILLES, à part, au fond, près de la fenétie^ Ah! si je me jetais à ses pieds... si je lui disais...

CLOTiLDE, écoutant.

Plus rien...

N.\VAiLLES. a part.

Elle ne me croirait pas ! [Il s'assied sur le bord de la fenêtre)

CLOTILDE, chantant.

Reprends courage.

Pauvre enfant ...

NAVAILLES-

Clotilde.

CLOTiLDE, écoutant.

Dieu dans l'orage Te défend!

Navailles parle, eu même temps que Clotilde chanta en tremblant, et en baissant de plus en plus la voix.) CLOTILDE.

Un jour lui-même

Te dira :

Il faut qu'on aime, Tout est la...

NAVAILLES, jouard toujours avec son couteau. Fosseuse t'épouse pour livrer ton père... aux Espagnols..-

* Clotilde, Navaiiîes.

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